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Archives de la catégorie ‘Le Saint Coran’

Le Coran miracle du prophète Mouhammad sal Allah alayhi wa salam

Le Miracle du Coran

Je voulais faire partager cette vidéo, qui est une traduction sous-titré du Saint Coran récité lors d’une prière ( en effet en islam, le musulman récite du Coran lors de sa prière).

Je tenait à faire cela, car de nombreux musulmans souvent à cause des médias, ne connaissent l’islam qu’aux travers de cliché (terrorisme, manque de liberté, etc..)

Toutefois une simple question posé à ce genre de personne sur les bases de l’islam et la croyance islamique en mettrait plus d’un dans la confusion et l’hésitation.

Si l’on demanderait simplement quel son les 5 piliers en islam ? quels sont les piliers de la Foi islamique ? ils ne sauraient que répondre.

D’autre ignore qu’en islam nous croyons en tous les prophètes (Noé, Abraham, Ismaël, Lot, Moïse, Aaron, Jésus fils de Marie et bien d’autres encore). Le prophète Mouhammad sal Allah alayhi wa salam est le dernier d’entre eux.

Il a transmis la révélation qu’Allah lui révélait, Allah préserve le Saint Coran de toute altération, de tout changement, d’ajout ou retranchement. Depuis des siècles il est appris par coeur dans le coeurs des hommes, femmes et enfants et ce jusqu’à nos jours.

C’est l’occasion pour vous de venir écouté ce miracle, car puisque Celui qui l’a révélé est le Créateur de toute chose, personne ne peut égalé ce Coran, la justice de Ses prescription et les enseignements qu’il contient, linguistiquement également aucun être humain ne pourrait jamais faire pareil.

« Dis : « Même si toute l’humanité et les djinns s’unissaient pour produire quelque chose de similaire à ce Coran, ils ne sauraient rien produire de semblable, même s’ils se soutenaient les uns les autres. » (Coran 17:88)   

Voici le lien de la vidéo pour écouté et lire la traduction :

http://www.dailymotion.com/video/x8m6mr_sourate-al-waqi-a-l-evenement-al-jo_news

Notre frère Abdel Malik firansi (convertis à l’islam et diplômé de l’Université islamique de Médine) donne concernant ci-dessous un résumé du contenu de ce chapitre du Coran :

Thèmes Traités :

Il y est question de l’Au-delà, du Monothéisme et de la réfutation des soupçons que les mécréants de La Mecque faisaient peser sur le Saint Coran. Il leur semblait impossible que tout le système formé par les cieux et de la terre soit bouleversé, les morts ressuscités et astreints à rendre des comptes, après quoi les justes seraient admis au Paradis et les damnés jetés en Enfer. Ils considéraient tout ceci comme une pure chimère qui ne pourrait jamais devenir réalité. En réponse à leurs dires, il fut révélé :

« Lorsque l’événement inévitable surviendra, il ne se trouvera personne pour nier sa venue, ni pour avoir le pouvoir de la prévenir, ni pour établir la preuve que c’est une chose irréelle ». Ce jour-là les hommes seront répartis en trois catégories :

1.      Les hommes de l’élite, premiers en rang et en position ;

2.      La masse des hommes justes ;

3.     Ceux qui nièrent l’existence de l’Au-delà et persistèrent dans la mécréance et le polythéisme et augmentèrent le nombre de leurs péchés.

La façon dont chacun de ces groupes sera récompensé ou châtié est exposée en détail du verset 7 au verset 56.

Puis, du verset 57 au verset 74, sont donnés successivement les arguments qui prouvent la véracité de deux dogmes fondamentaux de l’Islam que les mécréants refusaient, et qui sont ceux du Monothéisme et de l’Au-delà.

À travers ces arguments, laissant de côté le reste de la Création, on attire l’attention de l’homme sur son propre corps, sur la nourriture qu’il mange et l’eau qu’il boit, sur le feu au moyen duquel il cuit sa nourriture.

Il se voit invité à répondre à cette question : En vertu de quel droit prétendez-vous adopter un comportement indépendant vis-à-vis de Dieu, ou bien lui associer d’autres divinités dans votre adoration, alors qu’il est Celui dont la Puissance créatrice vous permet l’existence et à Qui vous devez votre subsistance ? Comment pouvez-vous nourrir l’idée que, vous ayant donné l’existence une première fois, Il serait à présent si démuni et dénué de pouvoir qu’Il ne pourrait vous ramener à l’existence une fois de plus si telle est Sa volonté ?

Ensuite, du verset 75 au verset 82, les soupçons des mécréants à l’égard du Coran font l’objet d’une réfutation, et ces hommes sont amenés à prendre conscience de leur heureuse situation, eux qui au lieu de tirer quelque profit de cette grande bénédiction qu’est le Coran, ne lui prêtent que peu d’attention et s’obstinent dans leur refus de la Sainte Parole. Si l’on examine sérieusement l’argument incomparable tenant en deux phrases concises et affirmant la véracité du Coran, on y trouvera la même structure solide et ferme que celle qui caractérise le système des étoiles et des planètes à l’échelle de l’Univers et cette similitude est la preuve que son Auteur est bien Celui qui a créé l’Univers.

Puis il est dit aux mécréants que le Livre est inscrit sur le Livre de Destinée hors de portée des créatures, comme pour dire : « Vous croyez que ce sont les démons qui l’apportent à Mohammad – paix et bénédictions sur lui – alors que nul autre que les anges purs ont accès aux voies par lesquelles il parvient à Mohammed paix et bénédictions sur lui – depuisla Table Gardée »

En conclusion, l’homme se voit averti de la sorte : « Tu peux te vanter et te glorifier de tes actes comme tu veux et fermer tes yeux aux vérités éternelles, dans ta soif arrogante d’indépendance.

Mais la mort saura t’ouvrir les yeux. Devant la mort te voilà démuni : tu ne peux sauver tes propres parents, tu ne peux sauver tes enfants, tu ne peux sauver tes chefs vénérés, si bien guidés sur la voie de la religion. Ils mourront tous devant toi tandis que tu les contempleras impuissant. S’il n’est aucun pouvoir suprême régissant ta destinée et que tu dis vrai lorsque tu prétends que tu es tout dans l’univers et qu’il n’y a pas de Dieu, alors pourquoi ne restitues-tu donc pas la vie aux morts ? Aussi vrai que tu es impuissant dans cette situation, il ne t’appartient pas d’empêcher Allâh d’appeler les hommes à rendre des comptes et de les rétribuer ou les châtier.

Que tu le croies ou non, toute personne qui meurt connaîtra avec certitude sa propre fin après la mort. Si elle fait partie des rapprochés, elle verra la fin heureuse qui leur est réservée. Si elle fait partie des justes, elle verra le sort réservé aux justes. Et, si elle est de ceux qui renient la vérité, elle verra la fin réservée aux criminels.

Pour ceux qui voudrait en savoir plus sur l’explication de ce chapitre du Coran, vous pouvez revenir à ce lien :

http://www.dourouss-abdelmalik.com/index.php/audio/le-noble-coran/1-explication-de-la-sourate-l-evenement.html

3 audios y sont  disponible.


Islam: Est-ce que la Terre est ronde ?


Au nom d’Allah, l’Infiniment
Miséricordieux, le Très miséricordieux

 

 

Est-ce que la terre est ronde ?

 

Que les Salawate  d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed,
ainsi que sur ses proches,

et tous ses Compagnons !

 

Cette question peut-être saugrenue à
une époque où la réponse est évidente ! Mais il est intéressant ici de
proposer un texte, écrit par un traditionaliste et vieux de plus de sept
cents ans 
; période à laquelle l’obscurantisme (temporel et religieux)
régnait sur toute l’Europe. Paradoxalement, certaines tendances
musulmanes se plaisent à dénigrer ses représentants aujourd’hui, à
l’image de Sheïkh ibn Bâz accusé à tort de dire que la terre
est plate.[1]
Remettons donc les pendules à l’heure en faisant un retour dans le
temps !

 

Sheïkh el Islam ibn Taïmiya a dit [voir : Majmû’ el Fatâwa (25/193-201)] :

 

Il est établi par le Coran, la Sunna, et le
consensus de la communauté musulmane
que les astres sont ronds. Allah (
I) révèle à ce sujet : "Parmi Ses signes, il y a la nuit et le jour, le
soleil et la lune
). (Il est Celui qui a créé la nuit et le jour, le
soleil et la lune ; chacun d’eux vogue dans une orbite
". "Il n’appartient pas au soleil de rejoindre la
lune ni à la nuit de devancer le jour ;
chacun
d’eux vogue dans une orbite
". Selon ibn ‘Abbâs  (il  était un compagnon du prophète Mouhamad sal Allah alayhi wa salam et un grand interprétateur du Coran) l’orbite en question (Falak :
pouvant également être traduit pas sphère NDT) est ronde comme un fuseau
à coudre. Lisân el ‘Arab en donne la même explication. Dans ce
sens, on parle des seins arrondis (Fallaka) d’une fille. Le
Très-Haut dit également :
"Il fait
envelopper la nuit par le jour comme Il fait envelopper le jour par la
nuit
" « Envelopper » a le sens ici
d’entourer comme le fait d’entourer et d’enrouler
(Kawwara) son
turban. D’où le terme de Kura pour définir un corps rond.
C’est pourquoi, on dit que les astres ont une forme ronde (Kurawiya).
Le verbe Kawwara est employé notamment dans le Hadith
suivant : « Le soleil et la lune seront
enroulés le jour de la Résurrection, pour ensuite être
projetés dans la
Géhenne ressemblant ainsi à deux taureaux.
 »

 

Allah (I) dit : "Le soleil et la lune évoluent selon une mesure" comme la mesure d’un moulin. "Tu ne vois aucun écart dans la création du
Miséricordieux
". Cela concerne les
corps en forme de cercle contrairement aux polygones triangulaires,
quadrangulaires, etc. où il y a des écarts entre les angles et la base.
Quant au corps rond, tous ses rayons sont égaux et n’accusent aucun
écart. (…)

 

D’après el Bukhârî et Muslim, selon
Abû Huraïra, le Prophète (
r) a dit : « Lorsque vous
implorez Allah, demandez-Lui le Firdaws ; il se trouve au sommet
(mot-à-mot : au milieu et à l’endroit le plus haut ndt.) du Paradis. Son
toit, c’est le Trône du Miséricordieux.
 »
Nous sommes donc
informés que le Firdaws constitue le sommet du Paradis ; cette
description concerne uniquement les formes arrondies. Quant aux formes
carrées, leur milieu n’est pas à leur point le plus haut puisque tous
les côtés sont égaux (traduction approximative ndt.).

 

Concernant le consensus des
savants
, Iyâs ibn Mu’âwiya –le fameux Imam de la période des successeurs
des Compagnons (Tâbi’în) qui fut juge à Bassora
– affirme que le ciel se tient au-dessus de la terre comme une coupole. (…)

 

(…)

 

…même dans le cas où un homme se tient sur les mains, ne
dira-t-on pas que le ciel est en haut bien que sa tête soit en bas et
que ses pieds soient en haut ? Nous pouvons dire la même chose pour la
fourmi qui marche sous un toit, le ciel sera au-dessus de ses pieds et
son dos au-dessus du sol, en sachant que le bas se termine dans les
entrailles de la terre.

 

En outre, certaines étoiles se
trouvent au fin fond de la galaxie bien qu’au même moment elles soient
au-dessus de nos têtes ; aucune d’entre elles ne se situe en dessous de
nous. Si dans l’esprit, celles-ci donnent l’illusion d’être en bas,
c’est uniquement de façon relative. (…) Les sciences fondées ne font que
confirmer les enseignements du Messager d’Allah
 (
r). Par conséquent, ne pas reconnaître que les
astres sont ronds, c’est aller à l’encontre de toutes les formes de
preuve possible (tant textuelle que rationnelle).

 

Que les Salawates d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed,
ainsi que sur ses proches,

et tous ses Compagnons !

 

Traduit et adapté par :

Karim ZENTICI

[1] Voici la référence du texte dans lequel Sheïkh ibn
Bâz dément en personne cette accusation : Majmû’ Fatâwâ wa Maqâlât
Mutanawwi’a
(3/156-162). 

[2] Rapporté par Abû Dâwûd et d’autres savants, selon Jubaïr ibn
Mut’im.

[3] Sheîkh Mahmûd Shukrî el Âlûsî précise au
sujet du mouvement de la terre dans l’univers : « A notre époque, la
théorie de Pythagore, le fameux philosophe astronome, a gagné les
esprits après avoir longtemps connu l’anonymat et le mépris. Celle-ci
avance que la terre tourne sur elle-même dans un cycle quotidien, et
autour du soleil qui est le centre du système solaire, dans un cycle
annuel. La terre en mouvement dans l’espace, ne serait qu’une orbite
dans ce système, elle est en gravitation autour du soleil comme
n’importe quelle autre planète. En cela, cette théorie s’oppose à celle
de Ptolémée disant que les astres sont fixes comme des clous fixés sur
une porte. 
» [Voir Mâ Dalla ‘alaïhi el Qur-ân d’el Âlûsî,
recension  de Mohammed Zuhaïr e-Shâwîsh,
analyse des Hadith par Sheïkh el Albânî (p.
11-12)]

Note personnel: je n’ai pas mis tous le texte mais la plupart du texte, lorsque j’ai passé un passage je l’ai mentionné par (…) aussi j’ai ajouté certaines parenthèse afin de clarifier certaines choses au non musulman, lorsque je mets des parenthèse je dis " note personnel ".

Aussi ce texte est intéressant car il nous démontre à quel point les savants de l’islam ont été élevés par le Coran et la tradition prophétique en terme de connaissance, pour l’information rappelons qu’ibn Taymiya l’auteur du texte plus haut est mort en 728 du calendrier musulman soit depuis plus de 6 siècles.

J’ajoute également une parole intéressante d’un savant contemporain sur le sujet, cheikh Bin Baz (ancien mufti d’Arabie Saoudite) car j’ai remarqué que certains chrétiens veulent faire croire que celon l’islam la Terre serait plate, cela fera donc taire les mauvaise langue, le texte plus haut et celui-ci bas que je joint suffira largement.

Cheikh Bin Baz dit :

D’après les gens de
science
(les savants de l’islam) la terre est ronde, en effet Ibn Hazim
et un groupe d’autres savants ont mentionné qu’il y a un consensus
(accord unanime,
Ijma’) parmi les gens de science
qu’elle est ronde
. Cela signifie que tout est relié ensemble, faisant de
la forme de la planète entière une boule. Cependant, Allah a aplani la
surface
pour nous et Il y a placé des montagnes fermes et y a placé les
animaux et les mers comme une miséricorde pour nous. Pour cette raison,
Allah a dit :
« et
(ne regardent-ils pas) la terre
comment elle est nivelée
(Sutihat) »
[Saint Coran Al-Ghashiya :20 traduction approximative du verset]

 


Donc, la Terre a été aplanie pour nous en ce qui concerne
sa surface
, pour que les gens puissent y vivre et pour que les gens
puissent y être à l’aise. Le fait qu’elle soit ronde n’empêche pas sa
surface d’être plate
. Ceci parce que quelque chose qui est rond et très
grand, s’il est aplani (sa surface), alors sa surface deviendra très
vaste ou large (c’est-à-dire d’apparence plate). Oui. »


Source : Programme radio Nurun
‘alad-Darb
voir également
Majmû’ Fatâwâ
wa Maqâlât
Mutanawwi’
a (3/156-162). ( Traduction Salafs.com )

Les paraboles dans le Saint Coran – Ibn al Quaym

– Explication des paraboles dans le Noble Coran
par Ibn al Quaym


"…et ces paraboles, nous les citons aux gens afin qu’ils réflechissent…" Coran S.59 V.21

Introduction:

Voici un chapitre que j’ai voulu retranscrire tiré du livre traduit par l’édition Daralmuslim intitulé "Explication des paraboles dans le Noble Coran" d’ibn al Quaym qu’Allah lui fasse miséricorde. Cela parce-que ce livre m’a marqué et m’a beaucoup touché car dans ce livre ibn al Quaym cite de nombreux versets qui sont des paraboles qu’Allah cite dans le Coran, ensuite ibn al Quaym les expliquent et en puisent de nombreux trésors qui peuvent nous échappé et nous démontrent que ce Coran provient d’Allah, Lui qui a cité les meilleurs exemples dans Son Livre. En voici un extrait (j’ajoute que ceci est avant tout un rappel pour moi en 1er) :

Allah dit :  

أَلَمْ تَرَ كَيْفَ ضَرَبَ اللّهُ
مَثَلاً كَلِمَةً طَيِّبَةً كَشَجَرةٍ طَيِّبَةٍ أَصْلُهَا ثَابِتٌ
وَفَرْعُهَا فِي السَّمَاءِ 

تُؤْتِي أُكُلَهَا كُلَّ حِينٍ
بِإِذْنِ رَبِّهَا وَيَضْرِبُ اللّهُ الأَمْثَالَ لِلنَّاسِ لَعَلَّهُمْ
يَتَذَكَّرُونَ 

وَمَثلُ كَلِمَةٍ خَبِيثَةٍ كَشَجَرَةٍ
خَبِيثَةٍ اجْتُثَّتْ مِن فَوْقِ الأَرْضِ مَا لَهَا مِن قَرَارٍ 

يُثَبِّتُ اللّهُ الَّذِينَ آمَنُواْ
بِالْقَوْلِ الثَّابِتِ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَفِي الآخِرَةِ
وَيُضِلُّ اللّهُ الظَّالِمِينَ وَيَفْعَلُ اللّهُ مَا يَشَاءُ 

(dans la traduction approximative du sens des verset):

"N’as-tu pas vu comment Allah propose en parabole
une bonne parole pareille à un bel arbre dont la racine est ferme et la
ramure s’élançant dans le ciel ?
Il donne à tout instant ses fruits, par la grâce
de son Seigneur. Allah propose ses paraboles à l’intention des gens afin
qu’ils s’exhortent.
Et une mauvaise parole est pareille a un mauvais
arbre, déraciné de la surface de la terre et qui n’a point de stabilité.
Allah affermit les croyants par une parole ferme,
dans la vie présente et dans l’au-delà. Tandis qu’Il égare les injustes.
Et Allah fait ce qu’Il veut."
Coran Chapitre : Ibrahim (Abraham) verset 24 à 27

(ici commence l’explication d’ibn al Quaym):

Allah compare la bonne parole à un bon arbre car cette bonne parole donne naissance aux actes de bien, tout comme le bon arbre porte ses bons fruits.

Cette signification est claire, si l’on se base sur l’explication que donne la majorité des commentateurs. Ils disent en effet que " La bonne parole c’est témoigner que seul Allah mérite d’être adoré (lâ ilâha illa Allah) ". Cette formule est à la base de tous les actes de bien, visibles ou secrets. Tout acte de bien, agréé par Allah, est donc le fruit de cette phrase.

‘Ali b. Talha rapporte d’après Ibn ‘Abbas que " L’expression " son tronc est ferme " signifie la formule " Seul Allah mérite d’être adoré (lâ ilâha illa Allah) " présente dans le coeur du croyant. " Ses branches montent au ciel " ce qui signifie qu’elle permettent aux actes réalisés par le croyant de s’élever vers le ciel ".

Al-Rabî b. Anas explique qu’ "une bonne parole" illustre la foi, la foi est le bon arbre, son tronc ferme, inébranlable est la pureté de cette foi, les branches qui montent au ciel sont la crainte révérencielle d’Allah".

Selon cette explication la comparaison est encore plus forte, plus claire et plus belle. En effet, Allah compare l’arbre du monothéisme qui habite le coeur à un bon arbre dont le tronc est enraciné et dont les branches vont très haut dans le ciel, il ne cesse de porter ses fruits, à chaque instant.

En méditant cette comparaison on remarque qu’elle correspond parfaitement à l’arbre du monothéisme qui se trouve fermement ancré dans le coeur, les ramifications -les bonnes oeuvres montent au ciel. Les bonnes oeuvres sont continuellement les fruits de cet arbre. Leur importance dépend de la fermeté de cette parole dans le coeur, à l’amour que ce dernier éprouve pour elle, à la pureté des sentiments qu’il ressent pour elle, à la véritable connaissance qu’il a d’elle, aux soins qu’il emploie pour accomplir son devoir envers cette parole comme il se doit… Toute personne qui possède un coeur où s’ancre cette parole portant son véritable sens… Un coeur qui reflète ce dernier… Un coeur qui en est complètement imprégné, portant la teinte d’Allah qui est la plus belle de toutes…

Lorsque cette personne comprend la réalité des qualités que son coeur attribue à Allah, que sa bouche en témoigne, que les membres de son corps le confirment… Lorsqu’elle nie que cette réalité et tout ce qu’elle implique puisse être attribuée à un autre qu’Allah, Puissant et Majestueux, et que le coeur et la langue de ce monothéiste s’accordent à prononcer ces négation et affirmation…

Lorsque ses membres remettent leurs rênes à l’Être dont elle a attesté l’unicité, de plein gré, empruntant les sentiers de leurs Maître, docilement, ne souhaitant aucune autre voie, tout comme le coeur ne désire rien d’autre que son véritable Être adoré…

Il ne fait aucun doute que cette parole, pronvenant de ce coeur, prononcée par cette bouche, ne cessera de porter ses fruits. Ces derniers sont les bonnes oeuvres qui montent vers le Haut Seigneur.

Cette bonne parole engendre une bonne récolte à chaque fois qu’une bonne action lui est associée. Ces bonnes actions permettent à la bonne parole de s’élever, comme Allah l’a affirmé en disant que "Vers Lui monte la bonne parole, Il élève les bonnes actions". Il affirme donc, loin de Lui tout défaut, que les bonnes actions élèvent la bonne parole et que cette dernière apporte de bonnes actions, sans cesse, à celui qui la prononce.

Ainsi donc, lorsque le croyant atteste de la formule du monothéisme, en ayant connaissance de sa signification, de ce qu’elle nie et affirme réellement, en se parant des qualités qu’elle implique, en réalisant son témoignage par les actes de son coeur, de sa langue et de ses membres… C’est à ce moment que cette parole, provenant de ce témoin, possède un tronc fermement ancré dans le coeur, ses ramifications s’unissent au ciel et elle ne cesse de porter ses fruits.

Le Croyant et le palmier

(Ibn al Quaym poursuit):

Certains prédécesseurs ont affirmé que le bon arbre était le palmier, comme le prouve le hadith sahih rapporté par ‘Umar.

D’autres ont avancé qu’il s’agissait du croyant lui-même. En effet, Muhamamad b. Sa’d relate: mon père m’a rapporté d’après mon oncle, lui-même d’après son père, lui-même d’après son père qu’au sujet du verset :

"N’as-tu
pas vu comment Allah propose en parabole
une bonne parole pareille à un bel arbre.."

Ibn ‘Abbâs a dit " Le bon arbre désigne le croyant, le tronc fermement ancré dans le sol et les branches déployées dans le ciel signifient que le croyant, sur terre, agit et parle puis tout cela atteint les cieux. lui est sur terre ".

Au sujet de l’allégorie de la bonne parole comparée à un bon arbre ‘Atiyya al-‘Awfi a dit " Cela désigne le croyant, la bonne parole et les actes corrects ne cessent d’émaner de lui et de monter vers Allah ".

Al-Rabî’ b. Anas explique que " Son tronc est ancré est ferme et ses branches se déploient dans le ciel " ceci désigne le croyant, cette comparaison illustre la pureté des actes destinés à Allah seul, l’adoration qui lui est exclusivement vouée ", " Son tronc est ancré " autrement dit le fondement de ses actes est ancré dans le sol, " Ses branches se déploient dans le ciel " signifie que cette personne est réputée dans le royaume céleste ".

Les deux thèses ne sont pas incompatibles. En effet le croyant est l’objet de l’allégorie et il y a une comparaison réciproque entre lui et le palmier. si le palmier est un bon arbre alors le croyant qui lui est comparé l’est à plus forte raison. D’autres prédécesseurs ont affirmé qu’il s’agissait d’un arbre du paradis, or le palmier est un des plus nobles arbres paradisiaques.

Cette image recèle des merveilles de sciences plus subtiles les unes que les autres, comme l’implique le savoir et la parfaite sagesse de Celui qui l’a formulée. Loin de Lui tout défaut.

On remarque ainsi que tout arbre possède nécessairement des racines, un tronc, des branches, des feuilles et des fruits.

L’arbre de la foi, de l’islam, est dans le même cas, comme le veut la similitude entre les deux éléments d’une comparaison.

Ainsi donc, les racines de cet arbre sont le savoir, la connaissance et la certitude. Son tronc est la pureté, ses branches sont les actes. Ses fruits sont les effets louables découlant des actes correctement accomplis, ainsi que les belles qualités, les bonnes manières, le bel aspect, l’attitude qui inspire l’admiration. Tous ces indices permettent de conclure que cet arbre est fermement planté dans le coeur.

Lorsque la connaissance est correct, conforme à son objet, tel qu’Allah a fait descendre Son livre pour l’affirmer… Lorsque la conviction est également conforme aux informations qu’Il a données de Sa personne et à celles que Ses messagers ont données de Lui. Lorsque la pureté habite le coeur, que les actes sont conformes aux ordres donnés et que l’allure, l’impression donnée, concorde avec ces principes… Alors cela nous apprend que l’arbre de la foi est présent dans le coeur, son tronc est ferme et ses branches montent vers le ciel. Sinon, on saura que l’arbre qui se trouve dans le coeur n’est autre que ce mauvais arbre déraciné qui gît sur le sol, sans aucune attache.

On remarquera également que les arbres ne continuent à vivre qu’en étant approvisionnés par une source d’énergie leur permettant de se développer et d’être irrigués, sinon ils menacent de se dessécher. Il en est de même pour l’arbre de l’islam qui habite le coeur. Si le musulman ne prend pas régulièrement soin de lui en l’arrosant de science utile et de bonnes oeuvres, du rappel qui aboutit à la réflexion et de réflexion qui amène à se rappeler… S’il ne fait pas cela l’arbre ne tardera pas dépérir.

Il est rapporté dans le Musnad de l’imam Ahmad, d’après Abù Houreyra, que le messager d’Allah sal Allah alayhi wa salam a dit : " Dans le coeur, la foi s’use comme un vêtement. Renouvelez donc votre foi ".

De manière générale, ne pas entretenir régulièrement une plante c’est l’exposer à une mort imminente. Cela nous permet de savoir à quel point les gens ont besoin des adorations qu’Allah leur a ordonné d’accomplir régulièrement… Ce qui montre à quel point Allah a pitié de nous, à quel point ses faveurs et sa bonté envers Ses esclaves sont grandes. Et ce, car Il leur a instauré ces rites et en a fait la source irriguant le monothéisme qu’Il a planté dans leurs coeurs.

Remarquez également que les graines semées, les germes profitables, sont, selon une habitude voulue par Allah, envahis par les mauvaises herbes et autres parasites. Et donc, si le jardinier prend régulièrement soin de la plantation, en taillant et en ôtant ces impuretés, la semence arrivera pleinement à maturité. Cela permettra une récolte plus abondante et bien meilleure. Sinon, les mauvaises herbes ne tarderont pas à submerger les végétaux et à devenir majoritaires, si bien que les tiges faiblissent et ne produisent qu’une médiocre récolte, dont l’importance diminue selon le degré de prolifération des parasites. Ceux qui manque de compréhension leur permettant de saisir cette signification et de l’extrapoler seront privés d’un grand intérêt, sans même en avoir conscience.

Le croyant est donc constamment en quête de deux éléments : irriguer l’arbre et en assainir les alentours. Le premier permet à l’arbre de perdurer, le deuxième lui permet d’atteindre la maturité. A Allah nous demandons de l’aide, à Lui nous nous en remettons. Voila donc certaines subtilités et sagesses que renferme cette grandiose allégorie. Il est fort probable qu’il ne s’agisse là que d’une goutte d’eau dans un océan, selon ce que perçoivent nos intelligences déficientes, nos coeurs tâtonnants, nos connaissances limitées et nos actes pour lesquels on doit se repentir et implorer le pardon divin….

En effet, si nos coeurs étaient purs, si nos esprits étaient limpides, si nos âmes étaient grandies, si nos actes étaient exclusivement voués à Allah et si notre ambition était sincèrement de comprendre le discours venant du Très Haut et de Son messager sal Allah alayhi wa salam…. Nous aurions pu découvrir à la parole d’Allah des significations, subtilités et sagesses qui auraient éclipsé toutes les autres formes de connaissances. C’est là que l’ont prend toute la mesure de la science des compagnons, qu’Allah les agrées. La différence entre leur savoir et celui des générations postérieures est semblable à la différence entre leurs mérites respectifs. Allah sait mieux que quiconque où acheminer ses faveurs et qui entourer de soins particuliers.

( Ensuite ibn al Quaym explique la partie concernant " Et une mauvaise parole est pareille a un mauvais
arbre, déraciné de la surface de la terre et qui n’a point de stabilité…"
pour en savoir l’explication il faut revenir au livre )

Source : "Explication des paraboles dans le Noble Coran" d’ibn al Quaym (savant musulman mort en 751 de l’hégire correspondant à l’an 1350 du calendrier grégorien) qu’Allah lui fasse miséricorde traduit par l’édition Daralmuslim p 78 à 86 traduit par Rachid Ouzzi (professeur d’arabe diplômé de l’Université de La Sorbonne) publié avec l’accord de l’édition.

Titre en arabe : الامثال في القرآن الكريم



"N’as-tu
pas vu comment Allah propose en parabole
une bonne parole pareille à un bel arbre dont la racine est ferme et la
ramure s’élançant dans le ciel ?
Il donne à tout instant ses
fruits, par la grâce
de son Seigneur. Allah propose ses paraboles à l’intention des gens afin
qu’ils s’exhortent.
Et une mauvaise parole est pareille a
un mauvais
arbre, déraciné de la surface de la terre et qui n’a point de stabilité.
Allah affermit les croyants par une parole ferme,
dans la vie présente et dans l’au-delà. Tandis qu’Il égare les injustes.
Et Allah fait ce qu’Il veut."
Coran Chapitre : Ibrahim (Abraham) verset 24
à 27



"…et ces paraboles, nous les citons aux gens afin qu’ils
réflechissent…"
Coran S.59
V.21

Le Saint Coran est protégé par Allah

Le Saint Coran est protégé par Allah

Voici notre dernière partie concernant le sujet de la compilation du Saint Coran, après avoir vu comment il fut mis par écrit, nous allons dans cette dernière partie voire comment il demeure préservé.

Allah s’est chargé de préserver
le Coran
et a dit : «En vérité c’ est Nous qui avons fait descendre le

Coran, et c’ est Nous qui en sommes gardien. » (Coran, 15 : 9).

Dans son Tafsir
(8/14) Ibn Djarir at-Tabari dit dans son commentaire
de ce verset : « Allah le Très Haut a dit : « Nous avons
fait descendre le rappel » 
; celui-ci désigne le Coran et « nous
en assurons la préservation 
» c’est-à-dire nous protégeons le Coran de

sorte qu’on ne pourra pas y ajouter de faux éléments qui n’en font pas
partie

et
ne pourra enlever une partie de ses dispositions, de ses peines et
de ses
prescriptions.

As-Saadi dit dans son Tafsir (commentaire du Coran) (p. 696) : « Nous
avons fait descendre le rappel ».
Celui-ci désigne le Coran qui
rappelle
toutes les questions et tous les arguments clairs et qui permet à
celui qui
veut se souvenir de le faire.
Et « nous en assurons la préservation »
c’est-à-dire : pendant et après sa révélation.
Dans le premier cas,
nous
le protégeons contre l’écoute de la part de tout démon damné. Dans le
second
cas, Allah l’a déposé dans le cœur de Son messager et l’a transmis aux
cœurs
des membres de la Umma (Communauté islamique). Allah a préservé ses mots
du changement, de l’augmentation et de la diminution comme Il a
préservé ses
sens de toute altération.
De sorte que, chaque fois on a tenté de
modifier son
sens, Allah met à la disposition (des croyants) quelqu’un qui rétablit
la vérité
évidente. Ceci  fait partie des plus importants signes d’Allah, de Ses
bienfaits
accordés à ses serviteurs croyants. La préservation du Coran implique
la protection
de ses partisans contre leurs ennemis de sorte qu’aucun ennemi ne
parviendra
à les écraser
 ».

« (Nous avons fait descendre) un Coran que
Nous avons fragmenté, pour que tu le lises lentement aux gens. Et Nous
l’ avons
fait descendre graduellement. »
(Coran, 17 : 106).

As-Saadi (Puisse
Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : « Ceci signifie :
nous avons révélé le Coran progressivement pour distinguer la guidance
de l’égarement,
le vrai du faux : «pour que tu le lises lentement aux gens » signifie
doucement pour leur permettre de le méditer, de réfléchir sur son
sens  et d’en
tirer des connaissances  et : «Nous l’ avons fait descendre
graduellement »

c’est-à-dire petit à petit donc progressivement et durant 23 années.

Voir Tafisir
as-Saadi, p. 760.

Ainsi ce termine cette petite série en 3 parties concernant le Coran, le sujet pouvait  être traité plus en détails mais je l’ai résumé d’une manière simple et concise, du moins je l’espère et Allah est plus Savant.

La Compilation du Coran par écrit

 
La Compilation du Coran par écrit
 
 
Si nous avions vu dans notre article précédent que le Coran n’a pas été altéré, que chaque mots, verset et chapitre fut préservé depuis plus de 14 siècle, nous allons dans cet article plus nous attardé sur un autre sujet : comment le Coran fut il mis par écrit ? cette mise par écrit est-elle identique à la révélation Coranique ? la réponse est oui, nous allons entrer dans le vif du sujet. insha Allah.
 
Le lecteur doit savoir que le sujet pourrait être developpé plus en détails, je me propose juste de  faire du mieux pour en faire un résumé accessible pour le musulman ou le non musulman, je me base sur un site internet pour cet article. Lorsque les paroles ne sont pas les miennes je les mets entre guillemet tel que dans le site ou je les ai puisés.
 
 
La révélation Coranique lors du vivant du prophète Mouhamad sal Allah alayhi wa salam :
 
"Le Coran a cette particularité que son texte n’a pas été révélé en une traite mais progressivement, fragments par fragments, sur une période qui s’est étendue sur vingt-trois années."
 
"Du vivant même du Prophète, au fur et à mesure de sa révélation, le Coran est conservé dans les mémoires des hommes et récité chaque jour dans les 5 prières obligatoires."
 
Uthman (il est un compagnon du prophète Mouhamad sal Allah alayhi wa salam, il vécut à ses côté, le prophète Mouhamad indiqua qu’il était promis au paradis, Uthman fut aussi le 3ème calife de l’islam), le troisième calife qui justement est à l’origine des copies coraniques que l’on prétend être les premières traces écrites du Coran (elle se trouve notamment en Turquie au musée du Topkapi), racontait : "Lorsque plusieurs versets étaient révélés au Prophète, celui-ci appelait des personnes sachant écrire et leur disait : "Placez ces versets dans telle sourate, celle où sont mentionnés tels et tels sujets". Et lorsqu’un verset lui était révélé, il leur disait : "Placez ce verset dans telle sourate, dans laquelle sont mentionnés tels et tels sujets"" (rapporté par Abû Dâoûd et at-Tirmidhî, authentifié par Ibn Hibbân : cf. Fat’h ul-bârî, tome 9 p. 29). Les supports se constituent de papier, de pierres tendres, d’omoplates de chameaux, etc., et sont dispersés auprès de différents Compagnons (rapporté par al-Bukhârî).
 
"le Prophète indique, au sein de l’ensemble du texte coranique déjà révélé, la place où doit être insérée chaque nouvelle révélation, s’il encourage ses Compagnons à apprendre par cœur le texte coranique (certains le connaissent intégralement)"
 
"il ne fait pas préparer une copie rassemblant tout le texte coranique. Pourquoi ? Tout simplement parce que la révélation n’est pas encore terminée, que de nouveaux versets peuvent être révélés, et que ceux-ci peuvent être insérés au milieu (et non à la fin) du texte coranique déjà présent."

Recensement du texte coranique sous Abû Bakr, le premier calife du Prophète :

Avant d’entrer dans ce chapitre il est bon de clarifier aux gens qui est Abu Bakr ? il est un compagnon du prophète Mouhamad sal Allah alayhi wa salam, il a soutenu le prophète Mouhamad sal Allah alayhi wa salam durant sa mission, Abu Bakr à la mort du prophète Mouhamad deviendra le 1er calife de l’islam.

"Le recensement de l’intégralité du texte coranique se fait dans les 2 ans qui suivent la mort du Prophète, sous le premier calife Abû Bakr (632-634). Celui-ci, conseillé par Umar ( Umar est un compagnon du prophète Mouhamad, il fut le 2ème calife de l’islam ) qu’effraie la mort de nombreux compagnons connaissant par cœur l’intégralité du texte coranique, charge Zayd ibn Thâbit (qui avait été scribe du Prophète) de rassembler les divers supports écrits et de préparer une copie du texte coranique intégral.
Le texte est rédigé dans sa totalité sur des feuillets (sahifa, pl. suhuf), qui sont confiés à la garde de Abû Bakr lui-même. Après la mort de ce dernier, le deuxième calife, Umar (634-644) les reçoit. Après sa mort, ils sont confiés à sa fille Hafsa, veuve du Prophète. (Tous ces éléments sont rapportés par al-Bukhârî, n° 4701. Voir également Fath ul-bârî tome 9 pp. 19-20, et al-Itqân, pp. 184-185.)

C’est donc ici, dans les 2 ans qui suivent la mort du Prophète (et non 20 ans après), sous le califat de Abû Bakr, que le texte coranique est redigé dans son intégralité dans une même copie (il s’agit de l’ensemble des feuillets)."

Universalisation des copies sous Uthmân, troisième calife du Prophète :

"Sous le califat de Uthman (compagnon du prophète Mouhamad sal Allah alayhi was alam), troisième calife (644-656), le territoire musulman s’est considérablement agrandi et de nouveaux problèmes surgissent : ..Le calife Uthmân décide alors d’officialiser un type unique d’écriture du texte coranique et d’établir une classification unique des sourates les unes par rapport aux autres. C’est à cette fin qu’il charge une commission de préparer plusieurs copies (mus’haf) du Coran. Et cela se passait en l’an 25 de l’hégire, soit 15 ans (et non 20 ans) après la mort du Prophète (sur lui la paix).

Ce qu’à fait Uthman est important, parceque cela rassemble les gens sur divers points, notamment l’ordre des classements des chapitres du Coran (dans notre précédents article nous avions vu que le prophèter Mouhamad sal Allah alayhi wa salam lui même indiquait la ou devait se placé tel ou tel verset dans tel ou tel chapitre, toutefois pour ce qui était de l’ordre du classemnent des chapitres du Coran, il semblerait que le prophète Mouhamad avait indiqué l’ordre de certains chapitres mais qu’il ne l’avais pas fait pour tous le Coran, il n’y avait donc pas un ordre fixe établit pour tous les chapitres du Coran, cela fut un effort mené par les compagnons, bien que cela ne remette en rien le contenu du Coran qui en tout état de cause fut préservé.)

Si ce que je viens d’exposer plus haut a été compris par le lecteur, il ne lui sera donc pas un secret que le faite que "que la copie personnelle du Coran qu’a préparée Ibn Mas’ûd (qui habite Kufa, il était un compagnon du prophète Mouhamad) diverge de celle qu’avait préparée Ubayy ibn Kaab. Dans la copie de Ibn Mas’ûd, nous avons cet ordre : al-Baqara, an-Nissâ , alu ‘Imrân, al-A’râf, al-An’âm… ( ce sont différents noms de chapitre Coranique ) et dans celle de Ubayy : al-Fâtiha, al-Baqara, an-Nissâ, alu ‘Imrân, al-An’âm, al-A’râf (Al-Itqân, p. 202 et pp. 205-206)…

Si j’ai mentionné ce point important c’est pour préservé le lecteur des machinations des ennemis de l’islam, en effet ceux-ci pourrait prétendre que l’ordre des chapitres mentionné dans la copie préparé par Ibn Massoud était différente de celle d’Ubay ibn Kab, ce qui est vrai toutefois ils jouent sur cela pour mettre un doute sur l’authenticité du Coran, doute qu’il n’y a pas lieu d’avoir et cela parceque nous avions vu qu’il n’y avait pas eu un ordre de classement des chapitres fixe donné par le prophète Mouhamad sal Allah alayhi wa salam concernant tous les chapitres du Coran, cela fut fait par les compagnons, il n’est donc pas étonnant de voir que l’ordre préparé par ibn Massoud et celui de Ubay ibn kaab puisse être différents. ,C’est d’ailleurs une des raisons qui a poussé Uthman a faire sous son califat une copie du Coran avec un ordre unique afin que les musulmans se rasemblent sur un même ordre des chapitres, le lecteur ayant compris maintenant cela pourra évité facilement l’ambiguité lancer par les ennemis de l’islam, ambiguité qui est maintenant dissipé, louange à Allah.

"Uthman charge donc une commission de Compagnons experts en récitation du texte coranique de travailler à partir des feuillets préparés par Zayd ibn Thâbit à l’époque et sur la demande du premier calife, Abû Bakr (632-634), et de préparer une copie coranique qui devra servir de modèle uniforme ; cette commission est composée de : Zayd ibn Thâbit lui-même, Abdullâh ibn uz-Zubayr, Sa’ïd ibn ul-‘As et Abd ur-Rahmân ibn ul-Hârith ibn Hishâm (rapporté par al-Bukhârî, n° 4702). C’est ainsi que plusieurs exemplaires de cette copie dite "uthmanienne" sont préparés."

Ces copies préparées, Uthmân les fait envoyer en différents points importants du territoire musulman. (Tous ces éléments sont rapportés par al-Bukhârî, n° 4702.)"

"Les copies du Coran écrites de nos jours suivent toujours mot pour mot et lettre pour lettre cette écriture des copies d’Uthman, écriture justement nommée "ar-rasm al-uthmanî".

"On dit qu’une de ces copies existe encore aujourd’hui, et se trouverait à Istanbul (Turquie).(voir musée du Topkapi, elle daterait des années 650 et Dieu est plus Savant)

"Dans le but d’uniformiser les copies coraniques et de mettre ainsi fin aux problèmes, Uthman demande que les copies coraniques antérieures soient toutes brûlées" (rapporté par al-Bukharî, n° 4702).

Conclusion:

Voici donc un résumé de l’histoire de la compilation par écrit du Coran, le lecteur devra toute fois gardé en tête qu’à la base le Coran était appris par coeur, il fut mis par écrit lorsque le besoin s’en fit sentir, de nos jours de nombreux imams connaissent le Coran par coeur même des enfants en bas âge sont capable de mémorisé plus de quelques 114 chapitres. Dieu a préservé Son Livre, d’autre part si un individu viendrait a récité des versets ne figurant pas dans le Coran, n’importe quel musulman connaissant le Coran le détecterait, ceci constitue donc une protection à l’égard du Coran et se depuis les débuts de l’islam jusqu’à nos jours.

Si l’ont viendrait a jeter toute les bibles du mondes, quel pasteur viendrait nous la retranscrire tel quel ? si l’ont viendrait jeter toutes les thora du monde à la mèr quel rabbin viendrait nous la retranscrire par coeur tel quel ? personne d’entre leurs enfants ne pourrait le faire et encore moins leurs adultes. Mais si nous jettons tous les Coran du monde à la mer, n’importe quel petit enfant ayant mémorisé le texte Coranique pourra le retranscrire dans les jours qui suivent ainsi que n’importe quel imam. Cela n’est il pas une preuve suffisante pour vous ?

Merci de votre lecture que Dieu vous guide à l’islam.

L’authenticité du Coran

L’authenticité du Coran

«En vérité c’ est Nous qui avons fait descendre le
Coran, et c’ est Nous qui en sommes gardien. »
(Coran, 15 : 9)

J’ai remarqué que bon nombre de gens qui sont non musulmans essayent de faire croire que le Coran n’aurait pas été préservé dans sa forme initial, voulant par cela jeter le discrédit sur son authenticité, parfois certains documentaire fait par de non musulman utilisent des termes "vicieux" pour tromper celui qui regarde tel documentaire.

Il faut savoir toutefois que bon nombre de non musulman attestent eux même de l’authenticité du Coran, bien qu’ils ne croivent pas forcément en l’islam mais ils admettent tout de même que ce Livre fut préservé. En ce qui concerne le musulman, celui-ci n’a aucun doute sur son authenticité et cela parcequ’Allah dit Lui même dans le Coran qu’Il se porte garant de la protection de Son Livre, cela suffit amplement au musulman comme preuve.

Toute fois nous allons dresser ici "un petit tableau" démontrant bel et bien que ce livre fut préservé. J’attire toutefois ici l’attention sur un point très important, à la base le Coran était appris par coeur, il était préservé dans la poitrine des hommes, le prophète Mouhamad sal Allah alayhi wa salam lui même le connaissait par coeur, certains de ses compagnons également, lorsque le besoin s’est fait sentir de le mettre par écrit, il fut retranscris tel qu’il fut appris (vérifiaction à l’appui) et fut accepter par les musulmans, depuis ce temps là c’est ce Coran qui se transmet encore de siècle en siècle et qui demeure inchangé.

Entrons maintenant dans le sujet :

1) Les musulmans sont Unanimes concernant l’agencement des versets :

Az-Zarkachi dans al-Bourhan
et Abou Djaafar. :
« l’agencement
des versets de chaque sourate a été établi en exécution de l’ordre du Prophète
(bénédiction et salut soient sur lui). Ce qui n’est l’objet d’aucune divergence
de vues au sein des musulmans 
»

Uthmane dit (à noter que Uthman est un compagnon du prophète Mouhamad, il fut également le 3ème calife de l’islam): " Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient
sur lui) recevait par révélation (divine) une sourate composée de nombreux versets
– Quand des versets lui étaient révélés, il appelait un scribe et disait :
mets ces versets dans la sourate où l’on mentionne telle ou  telle chose…
" Al-Hakim a dit : « la
chaîne des rapporteurs du hadith est sûre et Adh-Dhahabi exprime le même avis
dans al-Moustadrak, 2/330.

Dans al-intissar,
al-Quadi Abou Bakr dit : « l’agencement des versets est une obligation,
une disposition définitive. En effet, Gabriel disait : mettez le verset
tel à tel endroit »

Dans charh as-sunna,
al-Baghawi a dit : "le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur
lui) inculquait et apprenait à ses compagnons la révélation coranique selon
l’agencement qui figure dans nos exemplaires du Coran grâce à un ordre transmis
par Gabriel (il s’agit de l’ange) qui l’informait, après la révélation de chaque verset, que le verset
devait être placé après un tel verset dans la sourate telle…"
.

Si le lecteur à maintenant compris que chaque mots dans ce Coran est à sa place et que chaque verset dans ce Coran l’est aussi et que cela est identiquement le même qu’au temps du prophète Mouhamad sal Allah alayhi wa salam, il reste maintenant une autre question : En ce qui concerne les chapitres Coraniques ont ils été agencé par le prophète Mouhamad dans le même ordre qui se trouve aujourd’hui dans le Coran ou bien cela est il un effort de classement de la part de ses compagnons ?

Ici survient un point de divergence, c’est peut être sur celui-ci que certains non musulmans tente d’induire les gens en erreurs à propos du Coran en laissant supposer qu’il n’aurait pas été préservé.

Avant de répondre à la question poser plus haut, il faut que le lecteur garde une chose en tête, cette chose est que quelque soit la réponse, c’est à dire si nous disons que l’ordre actuelle des chapitres du Coran fut agencé par le prophète Mouhamad sal Allah alayhi wa salam lui même ou si nous disons que cela a été fait par ses compagnons, peut importe la réponse le lecteur devra gardé en tête que le contenu original du Coran a été préservé, chaque mots et chaque versets ont été conservés, nous avons vu plus haut qu’il y a même un consensus au sein des musulmans concernant cela, par contre la divergence survient sur l’agencement des chapitres, fait il l’objet d’un arrêté du prophète ou cela est il un effort de ses compagnons, nous allons y répondre, mais quelque soit la réponse, il faut que le lecteur comprennent que tout le texte Coranique a été préservé, ses mots, ses versets ainsi que tout ces chapitres, ceci est un point fondamental.

Voyons maintenant les diverses positions concernant la question : En ce qui concerne les chapitres Coraniques ont ils été agencé par le prophète Mouhamad
dans le même ordre qui se trouve aujourd’hui dans le Coran ou bien cela
est il un effort de classement de la part de ses compagnons ?

Il y a une divergence sur ce sujet, nous allons cité différents point de vue :

Tout d’abord il faut savoir que la majorité des savants de l’islam
notamment Malik et al-Quadi Abou Bakr (selon l’un de ses deux avis) l’attribuent
aux Compagnons.
Ibn Faris a dit :
« Le rassemblement du Coran est de deux sortes : l’agencement des
sourates (chapitre) comme le placement des « Sept longues » avant les « Miine ».
Ce travail fut mené par les Compagnons.

Al-Karmani a dit : « L’agencement
des sourates est fait selon l’ordre fixé auprès d’Allah dans le tableau bien
gardé. C’est selon cette disposition que le Prophète (bénédiction et salut soient
sur lui) exposait chaque année à Gabriel ce qu’il en avait reçu ; il le
lui   exposa deux fois au cours de l’année pendant laquelle il décéda. Le dernier
verset à lui être révélé est : «Et craignez le jour où vous serez ramenés
vers Allah.»
(Coran, 2 :281 ) et Gabriel (l’ange) lui donna l’ordre de le placer
entre le verset traitant de l’usure et celui parlant de la dette.

Zarkachi dit dans al-Bourhan :
« La divergence de vues qui opposent les deux groupes est formelle parce
que ceux qui soutiennent le deuxième avis disent que le Prophète (bénédiction
et salut soient sur lui) avait indiqué (la voie à suivre) pour leur (aux Compagnons)
apprendre les causes de la révélation (du Coran) et l’ordre de ses mots. C’est
pourquoi Malick a dit : « Ils l’ont rassemblé suivant ce (les directives)
qu’ils avaient entendu du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) après
avoir affirmé que l’agencement des sourates résulte d’un effort mené par les
Compagnons. Ceci déplace la divergence à la question : l’agencement des
sourates a-t-il été fixé par une décision verbale ou laissée au soin (des Compagnons)
de manière à en décider après réflexion ?

Abou Djaafar an-Nahhas
a dit :
« L’avis choisi est que l’ordre d’agencement des sourates
fut établi par le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) compte
tenu du hadith de Wathila : « A la place de la Thora, il m’a été donné
les Sept Longues »
Il dit :  « ce hadith indique que l’ordre
d’agencement du Coran vient du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui).

Ibn Hadjar a dit :
« Rien n’empêche que l’agencement de certaines sourates (chapitre) ou de la plupart
d’entre elles fût arrêté par (le Prophète). Cette idée s’atteste dans ce hadith
cité par Ahmad et Abou Dawoud d’après Aws ibn Houdhayfa qui a dit : « Au
matin, nous avons interrogé les compagnons du Messager d’Allah (bénédiction
et salut soient sur lui) en ces termes : comment répartissez-vous le Coran ?
Ils ont dit : nous le répartissons
en 6 sourates puis en 5 puis en 7 puis ne 9 puis en 11 puis en 13. Et la partie
comportant les sourates détaillées s’étend de Qaaf à la fin (du Coran). (Ibn
Hadjar) dit : « Ceci indique que la disposition actuelle des sourates
est celle qui existait du vivant du Prophète (bénédiction et salut soient sur
lui). Mais il est aussi probable que seule la partie dite détaillée avait le
même agencement qu’actuellement ». Voir al-itqan fi uloum al-Qur’an 
par as-Souyouti, 1/62-65. Allah le sait mieux.

Voila j’espère que ce texte aura été utile au lecteur musulman ou non musulman, bien que le but de ce texte n’était pas d’expliquer la compilation par écrit du Coran mais ce texte portait surtout sur l’authenticité des versets Coranique et de leurs chapitres, il apparaît donc clairement après cela que le Coran fut préservé par Allah et demeure jusqu’à nos jours préservé par Allah, chaque mots et versets est à sa place comme cela était le cas au temps du prophète Mouhamad sal Allah alayhi wa salam, chaque chapitre est là, il n’y a eu aucun ajout ou retranchement.

Si le lecteur à bien compris cela, il comprendra donc que ce Livre miraculeux est préservé par Dieu, le Coran ou son contenu est donc identique depuis 14 siècles et demeure inchangé. Louange à Allah.

Pour ce travail je me suis basé sur un site internet, ce travail en grande partie n’est pas de moi, je me suis servis d’un site internet concernant diverses paroles des savants de l’islam.

le critique écossais non musulman, sir William Muir écrit dans son livre son livre: "Vie de Muhammad" au sujet du Coran:

 " "Il n’ y a probablement dans ce monde aucun autre livre que le Coran dont le texte ait conservé intacte son authenticité tout au long de douze siècles."

 (à notre époque depuis plus de 14 siècle maintenant)

A suivre, prochain article : la compilation du Coran

Le Pardon et le Repentir

Salam alaykoum,
 
 

Le pardon et le repentir

Shaykh ‘Abd Al-Malik Ramadanî

 

Allah dit (dans le Coran) : « N’adorez qu’Allah. Moi, je suis pour vous, de Sa part, un avertisseur et un annonciateur. Demandez pardon à votre Seigneur, et repentez-vous à Lui. Il vous accordera une belle jouissance jusqu’à un terme fixé, et Il accordera à chaque méritant l’honneur qu’il mérite. Mais si vous tournez le dos, alors je crains pour vous le châtiment d’un grand jour» (Hûd : verset 2-3)

A plusieurs reprises dans cette sourate, le repentir est associé à la demande de pardon, et ces versets sont les premiers. Allah nous informe également concernant le récit de Hûd qu’il a dit à son peuple : « Ô mon peuple, implorez le pardon de votre Seigneur et repentez-vous à Lui pour qu’Il envoie sur vous du ciel des pluies abondantes et qu’Il ajoute force à votre force. Et ne vous détournez pas [de Lui] comme des coupables. » (Hûd : verset 52)

 

Le troisième endroit concerne Sâlih à propos duquel Allah nous informe qu’il a dit à son peuple : « Implorez donc Son pardon, puis repentez-vous à Lui. Mon Seigneur est bien Proche et Il répond aux appels. » (Hûd : verset 61) Le quatrième endroit concerne Shu’ayb à propos duquel Allah nous informe qu’il a dit à son peuple : « Et implorez le pardon de votre Seigneur et repentez-vous à Lui. Mon Seigneur est vraiment Miséricordieux et Plein d’amour. » (Hûd : verset 90) Il dit également dans sourate Al-Mâ’idah : « Ne vont-ils pas se repentir à Allah et implorer Son pardon ? En effet, Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (Al-Mâ’idah : verset 74)

Le secret de cela est peut être que puisque l’homme commet des péchés, il a besoin de demander pardon à son Seigneur pour ses péchés, et c’est là la demande de pardon mentionnée dans les versets précédents. L’homme a également besoin d’une volonté forte de ne pas revenir à ses péchés, et c’est là le repentir dont la mention s’est répétée dans les versets précédents.

 

L’homme est très insouciant donc il a besoin d’être protégé de ses péchés passés et de prendre garde aux péchés futurs. Sa parole : « Demandez pardon à votre Seigneur » concerne le passé et Sa parole : « puis repentez-vous à Lui » concerne le futur, comme l’a mentionné As-Shawkânî dans Fath Al-Qadîr (2/481).

Mais il est possible que l’attention de l’étudiant qui médite sur les versets de ce chapitre ait été attirée sur une troisième chose qui se répète également en dehors du commandement de la demande de pardon et du repentir, et cette chose réside dans Sa Parole : « N’adorez qu’Allah » qui apparaît dans les versets 2 et 26, et en trois autres endroits : 50, 61 et 84 sous la formulation : « Adorez Allah, vous n’avez pas d’autre divinité digne d’adoration en dehors de Lui. » Les deux éléments précédemment cités visaient à rectifier spécifiquement le passé et le futur, et il est connu qu’il existe trois temps, et le temps restant est le présent qui est le temps de réalisation du troisième ordre que nous venons de mentionner.

 

Cela a été souligné par Ibn Al-Qayyim  dans son livre unique Al-Fawâ’id (p.116-118) lorsqu’il dit :

« 
Viens ! Je t’invite à t’introduire auprès d’Allah et à Lui tenir compagnie dans la demeure de la Félicité, sans effort, ni fatigue, ni épuisement, par le chemin le plus court et le plus aisé. Pour cela, sache que tu vis un instant délimité par deux autres moments, et cet instant est en fait l’existence que tu mènes actuellement. C’est le présent délimité par le passé et le futur. Tu peux corriger le passé par le repentir, les regrets et la demande de pardon. Cela n’a rien de fatigant, d’épuisant et n’implique aucun effort harassant, car c’est un simple acte du cœur. Pour les actes futurs, abstiens-toi de commettre des péchés. Cette retenue n’est qu’un délaissement reposant, car ce n’est pas un acte accompli par les membres du corps qui te serait difficile à supporter. Il s’agit simplement d’une résolution et d’une intention fermes qui reposent le corps, le cœur et l’âme.

 

Rectifie le passé par le repentir. Quant au futur, prépare-le en t’abstenant de commettre des péchés, en prenant une bonne résolution et en ayant une ferme intention. Les membres du corps ne sont sollicités à aucun de ces deux moments, et ne se fatiguent ni ne s’épuisent. Tout le problème réside finalement dans l’instant présent situé entre ces deux moments. Si tu le gâches, tu auras gâché ton bonheur et ton salut.

 

Si tu le protèges en améliorant les deux moments avant et après lui comme vu plus haut, tu seras sauvé et tu gagneras le repos, les plaisirs et les délices. Cependant, protéger le présent est plus éprouvant que de corriger le passé et de préparer le futur. Protéger le présent, c’est imposer à son âme de s’occuper de ce qui lui est bénéfique et qui est plus à même de lui apporter le bonheur.

 

Les gens à ce sujet occupent des degrés très différents. Par Allah ! Il appartiendra vite au passé cet instant présent où tu peux faire des provisions pour l’au-delà dont la demeure finale est soit le Paradis soit l’Enfer. Si tu utilises cet instant présent comme un chemin menant vers ton Seigneur, tu atteindras alors le bonheur ultime et le succès éclatant durant cette courte période qu’est la vie, dont la durée est insignifiante par rapport à l’éternité.

 

Si en revanche tu préfères les désirs, le repos, les loisirs et les jeux, tes jours passeront comme un éclair, et laisseront place à une immense et éternelle douleur. La subir et la supporter est bien plus difficile et bien plus long que le fait de patienter face aux interdits d’Allah, face à Ses ordres et face à la résistance que l’on oppose à nos passions par amour pour Allah. »

L’explication qu’a donné Ibn Al-Qayyim des versets précédents est celle d’un homme qui connaît la voie des pieux prédécesseurs, imprégné des sens du Coran vers lesquels ils ont été guidés, et on rapporte dans Az-Zuhd Al-Kabîr de Al-Bayhaqî (2/196-197) un récit en ce sens d’après Al-Hasan : « Ce bas monde est fait de trois jours : hier est parti avec ce qu’il contenait. Quant à demain, il est possible que tu ne le vois pas. Et le jour présent est celui qui t’appartient, alors œuvre en lui. » Il rapporte aussi de ‘Abd Allah Ibn Munâzil : « Celui qui se préoccupe du passé et du futur perd son temps sans aucun profit. »

Je dis (cheikh Ramadani) : Ceci pour celui qui délaisse le temps présent et se préoccupe des insufflations du passé, car cela l’empêche d’agir, surtout s’il est négligent, Satan ne cessera de le lui rappeler jusqu’à susciter en lui le désespoir. De même pour celui qui se préoccupe de l’avenir plutôt que du présent, il ne cessera d’être dans l’imaginaire et les figurations jusqu’à ce que sont cœur soit totalement absorbé par ses espoirs.

 

C’est pourquoi (Al-Bayhaqî) rapporte de Shamît Ibn ‘Ajlân : « Le croyant doit se dire : il y a trois temps. Hier est passé avec ce qu’il contenait. Demain est un espoir que tu n’atteindras peut être pas, et si tu es des adeptes du lendemain, alors demain vient avec la subsistance du lendemain, et avant demain il y a une journée et une nuit qui verront la disparition de nombreuses âmes, et il se peut que tu sois l’une d’entre elles, alors penser au jour d’aujourd’hui te suffit. »

 

Il rapporte également de Sa’îd Al-Kharrâz : « Se préoccuper du passé est une perte du temps présent. » Il rapporte aussi de Ibrâhîm Ibn Shaybân : « Celui qui préserve son temps et ne le perd pas en ce qui ne contient pas l’agrément d’Allah, Allah préservera sa religion et sa vie d’ici bas. »

 

Et il a été dit :

Profitez de moi car je disparais
Tirez profit de ce que vous avez vécu de mes admonitions

Le passé est perdu et l’espoir fait partie de l’invisible

Et tu ne possèdes pour toi que le temps présent

Source : Min Kulli Sûrah Fâ’idah, p.106-109.

Traduction faite par les frères de salafs.com

 

J’ajoute aussi que ceci est un rappel pour moi avant tous. il est intéressant de voir la corrélations des différents verset cité qui contiennent le pardon et le répentir associé, ceci est une preuve que ce livre (le Coran) vient d’Allah, en effet quand ont voit la sagesse qu’il y a dans le faite de lier le pardon avec le répentir alors ont comprend que ce livre (le Coran) n’a pas pu être inventé mais qu’il vient bien de la part d’Allah et que c’est bien la Parole d’Allah.

 

"Dis: ‹Voyez-vous? Si ceci (le Coran) émane d’Allah  ( et biensur c’est le cas ) et qu’ensuite vous le reniez; qui se trouvera plus égaré que celui qui s’éloigne dans la dissidence ?›  Nous leur montrerons Nos signes dans l’univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que c’est cela (le Coran), la Vérité. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute chose ? Ils sont dans le doute, n’est-ce pas, au sujet de la rencontre de leur Seigneur? C’est Lui certes qui embrasse toute chose (par Sa science et Sa puissance)." Saint Coran chapitre 41 verset  52,53, 54