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Archives de décembre, 2006

Leçons à tiré de ce Hadith

Leçons à tiré de ce Hadith
 
 
D’après Abu Hurairah le Messager d’Allah (Sal Allah alayhi wa salam) a dit :

« L’enfer a été voilé avec les désirs et le Paradis a été voilé avec les épreuves».

La version rapporté par Muslim dit : « entouré » à la place de « voilé ».

An Nawawi a commenté ce hadith:

"Ceci est un exemple de la belle, éloquente et concise parole dont le prophète était capable, dans laquelle il donne une belle analogie. Cela signifie que rien ne vous aidera à atteindre le Paradis qu’au travers d’épreuves, et rien ne vous mènera à l’Enfer si ce ne sont les caprices et les désirs. Les deux sont voilés comme décrits, et quiconque arrache le voile atteindra ce qui était caché derrière celui-ci. Le voile du Paradis est arraché par les épreuves, et le voile de l’Enfer est arraché en cédant à ces caprices et désirs. L’épreuve englobe l’effort constant et patient dans l’adoration, contenir sa colère, pardonner, être patient, donner la charité, être gentil avec ceux qui vous maltraitent, résister aux désirs physiques…etc. "

[Sharh an-Nawawi ‘ala Muslim 17/165]

Traduit par le frère Amadou jazahou Allahu khayran

Equipe alminhadj
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Les bienfaits de la lecture du Coran

Les bienfaits de la lecture du Coran

 

22 décembre 2006 Al Qalam

 

Riyadou’saalihine : Chapitre le mérite de la lecture du Coran

Selon Abou Musa Al Ash’ari qu’ALLAH l’agrée, le Messager d’Allah, صلى الله عليه وسلم a dit : « L’image du Croyant qui lit le Coran est celle de l’orange : son odeur est suave et sa saveur est suave. L’image du Croyant qui ne lit pas le Coran est celle de la datte : elle n’a pas d’odeur et son goût est sucré. L’image de l’hypocrite qui lit le Coran est celle de la plante aromatique : son odeur est bonne et son goût est amer. L’image de l’hypocrite qui ne lit pas le Coran est celle de la coloquinte : elle n’a pas d’odeur et son goût est amer ». [1]

L’auteur rapporte ce hadith dans le sous-chapitre du mérite de la lecture du qur’an dans "riyadu assaalihin", pour expliquer les différentes positions des gens vis à vis du qur’an. Le prophéte صلى الله عليه وسلم donne des exemples concernant le croyant et l’hypocrite.

Soit le croyant est un lecteur du Coran soit il ne l’est pas :

Si c’est un lecteur du Coran, il est à l’image de l’orange, (c’est à dire le fruit), son parfum et son goût sont suaves. En effet sa propre personne est saine ainsi que son coeur. En lui il y a du bien et les autres pourront en tirer profit. De plus il est de bonne compagnie. Comme a dit le prophète صلى الله عليه وسلم : " L’image de la bonne compagnie est comme celle du vendeur de musc : il peut te vendre son parfum, il peut t’en donner ou sentir chez lui ce bon parfum ". [2]

Ainsi le croyant qui lit le Coran apporte un bien en tout : pour sa propre personne et pour les autres.

Il est comme l’orange, elle a une odeur suave et son goût est délicieux.

Quand au croyant qui ne lit pas le Coran, il est à l’image de la datte. Son goût est sucré mais elle ne dégage aucun parfum comme c’est le cas pour l’orange.

Le prophète صلى الله عليه وسلم ne lui a pas reconnu cet attribut dans la mesure où son odeur n’est pas apparente ni claire, bien que toute chose ait une odeur. Ainsi la datte ne possède pas de parfum agréable (que les gens peuvent sentir), bien que son goût reste sucrée. Celui qui au contraire lit le Coran est bien plus meilleur que celui qui ne le lit pas. Quant à la signification de "il ne lit pas le Coran", il s’agit du fait que (ce croyant) ne connait pas le livre d’Allah et n’en apprend pas le sens.

L’image de l’hypocrite qui lit le Coran est celle de la plante aromatique, son parfum est agréable mais son goût est amer. En effet, l’hypocrite en lui même est mauvais, il n’y a pas de bien en lui. L’hypocrite est celui qui montre en apparence son islam, mais en réalité il cache la mécréance dans son coeur -wa l3iyadhu biLLAH- et c’est celui pour qui ALLAH a dit :

" Parmi les gens, il y a ceux qui disent : « Nous croyons en Allah et au Jour dernier ! » tandis qu’en fait, ils n’y croient pas. Ils cherchent à tromper Allah et les croyants ; mais ils ne trompent qu’eux-mêmes, et ils ne s’en rendent pas compte. Il y a dans leurs cœurs une maladie (de doute et d’hypocrisie), et Allah laisse croître leur maladie. Ils auront un châtiment douloureux, pour avoir menti."  [3]

On trouve des hypocrites qui spalmodient et récitent soigneusement le Coran ; ceux-là -wa l3iyadhubi LLAH- comme a dit le prophète صلى الله عليه وسلم concernant les khawaridj : "ils lisent le Coran mais leur récitation ne dépasse pas leur gosier" [4]. Le prophéte صلى الله عليه وسلم les a comparés à cette plante aromatique dont l’odeur est agréable. En effet ils [ les hypocrites ] présentent une belle image par le Coran qu’ils ont en leur possession. Mais cette plante a un goût amer comme ce qu’ils cachent, qui est ignoble et comme leur intention corrompue.

Quant à l’hypocrite qui ne lit pas le Coran, le prophète صلى الله عليه وسلم l’a comparé à la coloquinte. Sa saveur est amère et elle n’a pas [une bonne ] odeur. Cet hypocrite n’a aucun bien en lui et ne possède pas le Coran duquel les gens peuvent tirer bénéfice.

Ainsi sont les différentes catégories de personnes [concernant leur position] vis-à-vis du livre d’ALLAH- 3aza wa jal.

"Mon frère musulman, cherche à être parmi les croyants qui lisent le Coran, qui le récitent comme il se doit jusqu’à ce que tu sois comme l’orange dont le parfum et le goût sont suaves."

_________________

[1] Rapporté par el boukhari et mouslim

[2] Rapporté par el boukhari et mouslim selon Abou Moussa Al Ach’ari

[3] Sourate el baqara, verset 8-10

[4] Rapporté par el boukhari et mouslim


Source :
3 eme Volume du Livre Charh Riyadh Assaalihine de Chaykh Al Uthaymin , Edition Maktabataoul ’ilm Pages : 160,161.162 Hadith numero 995
Auteur :
Sheikh Mohammad Ibn Salih Al-’Uthaymine rahimahou Allah
Traduction :

OumBtisemme, corrigé par l’équipe Sounna.com.

 pour écouter l’audio du cheikh cliqué ici :

http://www.sounna.com/video/les%20bienfaits%20du%20coran_0002.avi

Le sermon d’Arafat

 

Au nom d’Allah l’infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux

 

Parmi les sermons du Prophète (Sal Allah alayhi wa salam) recensés au cours du Pèlerinage,  nous pouvons compter celui de ‘Arafat. Le noble compagnon Jabir ibn ‘Abd Allah (qu’Allah l’agrée) nous relate dans un long récit les détails du Pèlerinage du Prophète (Sal Allah alayhi wa salam) depuis son départ de Médine jusqu’à son retour.

 

Ce sublime Hadith comprend un certain nombre de leçons et de perles rares notamment des règles parmi les règles primordiales. Celui-ci est recensé dans le Sahîh de l’Imam Muslim[1] -Dieu lui fasse miséricorde-. Notre témoin oculaire nous raconte (qu’Allah l’agrée) au fil de ce Hadith :

« Lorsque le soleil se coucha, il sollicita sa chamelle « al Qaswâ » qui fut sellée pour le départ. Il se rendit au cœur du Wadi (vallée) où il prononça  un sermon. 

Il y déclara entre autres : Votre sang et vos biens sont sacrés, comme ce jour-ci est sacré, en ce mois-ci, et sur votre terre. Sachez que toute chose de l’ère païenne est révolue et je la mets sous mes pieds. Le sang versé durant la « Jâhiliya » (temps de l’ignorance ou avant l’arrivée de l’islam) est révolu. Le premier sang versé révolu, est le sang d’ibn Rabi’a ibn al Harîth. Il a été adopté par la tribu Banu Sa’ad, et les membres de la tribu de Hudhayl l’ont tué. L’usure de l’ère païenne est révolue. La première usure révolue, est la nôtre, celle de ‘Abbâs ibn ‘Abd al Mouttalib ; celle-ci est entièrement révolue. Craignez Allah envers les femmes, vous les avez prises par le pacte d’Allah. Vous avez obtenu la permission d’avoir des rapports  avec elles par la Parole d’Allah. Elles vous doivent de ne faire entrer chez vous aucune personne que vous détestez. Si elles venaient à le faire, vous pouvez les corriger sans les maltraiter. (Il ne s’agit pas ici de corriger sa femme en la frappant au visage, a lui casser un membre, a frapper avec une barre de fer ou autre comme ont le voit souvent dans les médias, tout cela contredit l’islam et l’islam est innocent de tous cela, d’ailleurs le prophète sal Allah alayhi wa salam a dis "sans les maltraiter).  Par contre, vous leur devez de les entretenir et de les vêtir convenablement.

Je vous ai laissé de quoi, si vous vous y accrochez, ne jamais vous égarer après moi : le Livre d’Allah. Sachez que vous serez interrogés à mon sujet, alors qu’allez-vous répondre ? Nous attestons – ont-ils répondu – que tu as transmis (le message), rempli (ta mission) et averti (les hommes).  C’est alors qu’il a levé son doigt en direction du ciel pour le pointer ensuite sur la foule, tout en s’exclamant : Ô Allah ! Sois Témoin ! Ô Allah ! Sois Témoin ! A trois reprises.

On fit l’appel à la prière ensuite et le petit appel pour prier le Dhohr. On refit l’Iqama après pour prier le ‘Asr. »

Ce sermon magnifique comprend de sublimes principes, d’illustres fondements, et de nobles règles de bienséance. L’Erudit ibn Al Qayyîm – Dieu lui fasse miséricorde – a notifié pour décrire ce sermon et expliquer son contenu :

« Il a prononcé publiquement de sa monture un remarquable sermon où il a établi les principes de l’Islam, tout en détruisant les principes du paganisme et de l’associationnisme. Il y a établi également l’interdiction de commettre les interdits que les peuples – toute confession confondue – s’accordent à interdire (ou à rendre sacrés). Autrement dit, le sang, les biens, et l’honneur. Il a foulé les habitudes de l’ère païenne sous ses pieds, il a abrogé l’usure en entier et l’a annulée.

 Il a recommandé aux hommes de bien traiter les femmes en signalant le droit qu’elles avaient sur eux et leur devoir. Il incombe de subvenir à leurs besoins et de les vêtir dans les limites du convenable sans pour autant fixer de limite particulière. Il a autorisé aux maris de corriger leurs femmes dans le cas où elles feraient entrer chez eux des personnes dont la présence lui serait hostile (Il ne s’agit pas ici de corriger sa femme en la frappant au visage, a lui casser un membre, a frapper avec une barre de fer ou autre comme ont le voit souvent dans les médias, tout cela contredit l’islam et l’islam est innocent de tous cela, d’ailleurs le prophète sal Allah alayhi wa salam a dis "sans les maltraitervoir plus haut ). Il a recommandé à la communauté, en général, de s’accrocher au Livre d’Allah en faisant savoir à ses membres qu’ils ne pourraient s’égarer aussi longtemps qu’ils s’y accrocheraient. Il a ensuite informé qu’ils seront interrogés à son sujet, et leur a demandé de s’exprimer sur ce qu’ils allaient répondre, et sur quoi ils allaient témoigner. Ils ont répondu : « Nous témoignons que tu as transmis (le message), rempli (ta mission) et averti (les hommes) ». Il a alors levé son doigt au ciel pour rendre compte à Allah de leur témoignage à trois reprises. Il a même enjoint aux personnes présentes de transmettre ces enseignements aux personnes absentes.

 » [2] Fin de citation.

Ce sermon embrasse un ensemble important de points de la religion et ses mœurs. Les voici dans l’ordre d’énumération du Hadith : 

Premièrement : il a interdit de s’en prendre impunément au sang des musulmans et à leurs biens. Il a confirmé ce point en ayant recours à une tournure éloquente. « Vous savez, votre sang et vos biens sont sacrés comme ce jour-ci est  sacré, au cours de ce mois-ci, sur votre terre. » Chacun est bien conscient du caractère sacré de la Terre Sacrée d’Allah. Ils savent pertinemment qu’elle est d’autant plus sacrée, le jour sacré (de ‘Arafat) au cours du mois sacré (de Dhul Hijja). Les biens et la vie du musulman sont aussi précieusement sacrés que le jour en question, au cours du mois en question, et sur la terre d’Allah. Son caractère sacré est donc incontestable.

 

Deuxièmement : il a totalement abrogé les pratiques païennes et les a toutes annulées. « Sachez que toute chose de l’ère païenne, je la mets sous mes pieds et elle est révolue. Le sang de la « Jâhiliya » est abrogé. Le premier sang par lequel je commence, est le sang d’ibn Rabi’a ibn al Harîth. Il a été adopté par la tribu Banu Sa’ad, et Hudhayl l’ont tué. L’usure (de l’ère païenne) est entièrement révolue. La première usure par laquelle je commence, est la nôtre, celle de ‘Abbâs ibn ‘Abd al Mouttalib ; celle-ci est entièrement abrogée. »

Dans ce paragraphe, il a annulé les pratiques de la « Jâhiliya » et ses transactions commerciales usuraires non achevées. Il a aussi indiqué que la loi du Talion ne sera pas appliquée pour le sang versé à cette époque. A travers ses dires : « Je la mets sous mes pieds, révolue », il sous-entend son annulation. Lorsqu’il déclare au sujet de l’usure : « L’usure (de l’ère païenne) est entièrement abrogée. » Il veut dire qu’elle est refusée et annulée.

Troisièmement : il a recommandé de bien traiter les femmes et a encouragé à avoir de bonnes relations avec elles. « Craignez Allah envers les femmes, vous les avez prises par le pacte d’Allah. Vous avez obtenu la permission d’avoir des rapports avec elles par la Parole d’Allah. Elles vous doivent de ne faire entrer chez vous aucune personne que vous détestez. Si elles venaient à le faire, vous pouvez les frapper sans les molester (j’ai déjà donné une explication plus haut en disant que biensur cela ne signifie pas tabasser sa femme ni faire cela avec violence comme ont le vois dans les média et que tous cela l’islam en est innocent". Par contre, vous  devez  les entretenir et les vêtir convenablement. » Ce paragraphe invite à considérer le droit de la femme. A travers cette recommandation, il incite à cohabiter convenablement avec elle.

Bon nombre de propos prophétiques abondent dans ce sens ; L’accent y est mis sur la recommandation envers les  femmes et la mise en valeur de leurs droits, tout en mettant en garde contre la négligence à leur égard. 

Quatrièmement : recommander le Livre d’Allah (Le Coran) . Le faux ne l’atteint d’aucune part, ni par devant, ni par derrière, c’est une révélation émanant d’un Dieu Sage et Digne de Louange. « Je vous ai laissé de quoi, si vous vous y accrochez, ne jamais vous égarer  après moi : le Livre d’Allah. » Le Coran est un guide, Allah en a fait un guide pour les hommes afin d’éclairer leur droit chemin et toute initiative bénéfique. Ils peuvent distinguer à travers lui le vrai du faux, la bonne voie de l’égarement, et le bien du mal. Quiconque s’attache à lui est bien guidé, quiconque se tient à ses enseignements ne peut être égaré, et quiconque le suit ne peut être malheureux. S’il s’est contenté de citer le Livre, c’est parce qu’il implique de mettre la Tradition en pratique.

Quiconque néglige la Sunna (Tradition du prophète Muhammad Sal Allah alayhi wa salam) ne fait que négliger le Coran. Dans ses paroles également : « Sachez que vous serez interrogés à mon sujet », allusion est faite à la mise en pratique de la Tradition.

Cinquièmement : Il les a informés qu’ils seront interrogés à son sujet (Sal Allah alayhi wa salam). Il leur a demandé de formuler quelle sera leur réponse : « Sachez que vous serez interrogés à mon sujet, alors qu’allez-vous répondre ? » « Nous attestons – ont-ils répondu – que tu as transmis, rempli, et averti. » Alors, il a levé son doigt en direction du ciel pour le pointer ensuite sur la foule, tout en s’exclamant : « Ô Allah ! Sois-en Témoin ! Ô Allah ! Sois-en Témoin ! » A trois reprises.

« Vous serez interrogés à mon sujet » signifie : Concernant ma transmission du message.

« Alors qu’allez-vous répondre ? » signifie : à mon sujet. « Tu as transmis » c’est-à-dire : le message. « Rempli » c’est-à-dire : ta mission. « Et averti » c’est-à-dire : ta communauté. « Ô Allah ! Sois Témoin ! » C’est-à-dire : à l’encontre de Tes serviteurs ayant reconnu que j’ai bien rempli ma mission, Tu suffis certes comme Témoin.

 

Extrait du livre : Prêches et sermons extraits du Pèlerinage de l’Adieu du Sheïkh ‘Abd e-Razzaq el Badr

Traduit par Karim ZENTICI

Relu par Abu Hamza Al-Germâny

tiré du site islamhouse


[1] Voir (1218).

[2] Zad el Ma’ad (2/233).

Le Mérite des 10 (premiers) jours de Dhul-Hijja

Le Mérite des 10 (premiers) jours de Dhul-Hijja

(12ème mois du calendrier musulman, le mois du Pèlerinage)

 

Allah dit (traduction du sens des versets) : « Par l’Aube, et par les dix nuits. » [l’Aube, v. 1 et Ibn Kathîr – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Cela fait référence aux 10 (premiers) jours de Dhul-Hijja.»

Allah a dit aussi : « … Et pour invoquer le nom d’Allah aux jours fixés… » [Le Pèlerinage, v. 28]. Ibn ‘Abbâs a dit à propos de l’explication de ce verset : « Ce sont les dix jours [de Dhul-Hijja]. »

Ibn ‘Abbâs a dit aussi : « Le Prophète – Paix et salut d’Allah sur lui – a dit : « Il n’y a pas d’œuvres meilleures que celles faites en ces 10 jours. » Les Compagnons dirent : « Même pas le Jihâd ? » Il dit : « Même pas le Jihâd, sauf un homme qui sortirait risquant sa vie et ses biens et qui ne reviendrait avec rien (càd. qu’il y perdrait sa vie et sa fortune). » Rapporté par Al-Bukhârî. ( Note personnel que je signale ici, le terme "Jihad" mentionné dans le hadith n’est pas le Jihad dont  que prône certains égarés et dont les médias montre à la tv etc..,  tel que les attentats etc… et d’autres actes de ce genre, ce n’est pas de ce Jihad là dont parle hadith, l’Islam réprouve ces actes et les condamnes. )

Ce qui est recommandé de faire pendant ces 10 jours

Il est recommandé de faire des efforts dans les actes d’adoration comme la prière, le rappel d’Allah, les contacts avec la famille, les aumônes, le fait de recommander le bien et d’interdire le mal, selon ses possibilités. Il existe des textes qui donnent des précisions sur des actes à faire en particulier :

1- Prononcer les formules de rappel : Dire « Allâhu Akbar » (Takbîr), « Lâ Ilâha Illallâh » (Tahlîl), « Al-Hamdu Lilâh » (Tahmîd), car selon le hadith d’Ibn ‘Umar – qu’Allah l’agrée- le Prophète (Sal Allah alayhi wa salam ) a dit : « Il n’y a pas de jours plus importants auprès d’Allah – exalté soit-Il – et au cours desquels les oeuvres sont plus aimées de Lui, que durant ces 10 jours. Donc, dans cette période, répétez les formules « Allâhu Akbar », « Lâ Ilâha Illa’llâh », « Al-Hamdu Lilâh ». Rapporté par At-Tabarânî dans Al-Mu’jam ul-Kabîr.

Et l’imam Al-Bukhârî – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Ibn ‘Umar et Abû Hurayrah – qu’Allah les agrée – allaient au marché pendant les 10 jours et ils répétaient « Allâhu Akbar » et les gens répétaient après eux. » (Chacun pour soi, car il n’existe aucune preuve qui prouve qu’il faut dire cette formule en groupe, d’une seule voix).

Une formule acceptée est :

« Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, Lâ Ilâha Illa’Llâh…

Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, Wa Lilâhil-Hamd. »

Et Ibn ‘Umar répétait le Takbîr à Mina pendant ces 10 jours, après les prières, au moment de se coucher, dans sa tente, dans ses assemblées et lors de ses promenades. Il est recommandé de dire le Takbîr à haute voix, selon ce qu’ont fait ‘Umar, son fils et Abû Hurayrah.

2- Le jeûne certaines femmes du Prophète – salut et prière d’Allah sur lui – rapportent : « Le Prophète – paix et salut d’Allah sur lui- jeûnait les 9 (premiers) jours de Dhul-Hijja, le jour d’Achoura, et trois jours par mois. » Rapporté par l’imam Ahmad, Abû Dâwûd et An-Nassâ’î

3- Le jeûne du jour d’Arafat (9ème jour de Dhul-Hijja): le jeûne de ce jour est une Sunnah confirmée pour celui qui n’effectue pas le pèlerinage, selon le hadith du Prophète – Paix et salut d’Allah sur lui : « J’espère la récompense d’Allah que ce jeûne efface tes péchés de l’année écoulée et ceux de l’année à venir. » Rapporté par Muslim.

4- Le Hajj et la ‘Umrah : Abû Hurayrah rapporte du Prophète – Paix et salut d’Allah sur lui – qu’il a dit : « Accomplir la ‘Umrah efface les péchés entre cette ‘Umrah et la dernière, et un Hajj accepté (d’Allah) n’a d’autre récompense que le paradis. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

Quelques règles se rapportant au sacrifice

C’est une Sunnah confirmé et il est détestable de la délaisser si l’on a les moyens de la faire, selon le hadith d’Anas – qu’Allah l’agrée – que le Prophète – Paix et salut d’Allah sur lui – a sacrifié deux béliers à cornes de couleur grisâtre ; il les égorgea lui-même en disant : « Bismillâh Wallâhu Akbar. »

Si une personne a l’intention de sacrifier et qu’il rentre dans les 10 premiers jours de Dhul-Hijja, elle ne doit pas se couper les cheveux, les ongles et la peau jusqu’à ce qu’elle sacrifie sa bête, car, selon Um Salama, le Prophète a dit : « Lorsque vous entrez dans les 10 jours (de Dhul-Hijja) et que l’un d’entre vous veut sacrifier une bête, qu’il s’abstienne de se couper les cheveux et les ongles. »

Que faut-il sacrifier ?

La bête à sacrifier doit être un chameau, une vache (ces deux-là sont à partager entre sept personnes), un mouton ou une chèvre (pour une seule personne) selon la parole d’Allah (traduction du sens des versets) : « Pour qu’ils rappellent le nom d’Allah sur ce qu’Il leur a octroyés des bêtes de troupeaux. » [Le Pèlerinage, v. 34]

La condition pour que la bête soit bonne à sacrifier est qu’elle soit exempte de défauts apparents, selon la parole du Prophète – Paix et salut d’Allah sur lui : « Quatre (défauts) font que le sacrifice n’est pas accepté : la bête borgne de manière apparente, la bête visiblement malade, la bête boiteuse de manière évidente et la bête maigre que l’on ne peut récupérer. » Rapporté par At-Tirmidhî.

Elle doit également avoir l’âge minimum obligatoire : cinq ans, pour le chameau ; deux ans, pour une vache ; un an pour une chèvre et six mois pour un mouton.

Le moment propice pour égorger la bête

 Le moment propice débute après la prière de l’Aïd, selon le hadith du Prophète – Paix et salut d’Allah sur lui : « Celui qui égorge avant la prière a sacrifié pour lui-même, et celui qui égorge après la prière a parfait son sacrifice et a accompli la Sunnah des musulmans. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

Il est autorisé d’égorger le jour de l’Aïd et les trois jours qui suivent selon le hadith du Prophète

Il est Sunnah pour qui sait égorger, d’égorger sa bête soi-même en disant : « Bismillah wallâhu Akbar, ô Seigneur, ceci est de la part d’untel » (et il se nomme lui-même ou la personne qui lui a recommandé d’offrir ce sacrifice) car le Prophète – Paix et salut d’Allah sur lui – a égorgé un bélier en disant : « Bismillah wallâhu Akbar, ô Seigneur, ceci est de ma part et de la part de tous ceux de ma communauté qui n’ont pas sacrifié. » Rapporté par Abû Dâwûd et At-Tirmidhî.

Il est recommandé à celui qui ne sait pas sacrifier de tout de même assister.

La répartition (de la viande) du sacrifice

Il est Sunnah pour la personne qui sacrifie de manger une partie de la viande de la bête sacrifiée (et la première chose dont le Prophète mangeait le jour de l’Aïd était le foie du mouton), d’en distribuer aux proches de la famille et aux voisins, et d’en faire aumône d’une partie aux pauvres.

Allah dit (traduction du sens des versets) : « Mangez-en et donnez-en à manger aux misérables, les pauvres… » [Le Pèlerinage, v. 28]

Certains Pieux Prédécesseurs (Salaf) aimaient à partager la viande en trois : un tiers pour eux-mêmes, un tiers en cadeau et un tiers en aumône pour les pauvres. Et on ne donne pas au boucher de cette viande comme salaire pour son travail.

                                                                                                                       Important !

Le jour d’Arafat aura lieu le vendredi 29 décembre 2006, et par conséquent, le jour de l’Aïd sera le samedi 30 décembre 2006. Distribuez cette article autour de vous car Allah dit : « Entraidez-vous au bon comportement et à la piété, et ne vous entraidez pas au péché et à l’inimité. » … Le Prophète Muhammad (Sal Allah alayhi wa salam) a dit : « Celui qui montre le chemin vers une bonne action, a la même récompense que celui qui la fait. » (Muslim, 4876).

Rappel bénéfique

Rappel bénéfique

 

Lorsqu’un individu croit en la vie après la mort, il est convaincu qu’aucun délice de la vie présente n’est comparable à ceux de l’au-delà, et que donc les jouissances terrestres ne méritent pas qu’on encourt à cause d’elle le châtiment. C’est pourquoi il se prive pour cela de ce qu’ALLAH lui a interdit dans ce bas- monde tels que les boissons alcoolisées, l’utilisation des ustensiles d’or et d’argent a des fins de manger et boisson, le port de l’or et de la soie pour l’homme par obéissance pour son Seigneur et dans l’espoir de Sa récompense. Quant à ceux qui auront désobéi à leur Seigneur, ils en seront privés dans l’au-delà.

 

La résurrection est une vérité fermement établie, prouvée par le Coran, la Sunna et le Consensus des Musulmans. Et fait même l’unanimité chez les juifs et les chrétiens.

 

ALLAH dit dans le Coran : 

 

« Ceux qui ont mécru prétendent qu’ils ne seront point ressuscités. Dis : Mais si ! Par mon Seigneur ! Vous serez très certainement ressuscités ; puis vous serez certes informés de ce que vous faisiez. Et cela est facile pour ALLAH ». S. 64, V. 7.

 

« Et puis, après cela vous mourrez. Et puis, au Jour de la Résurrection, vous serez ressuscités ». S.23, V.15-16.

 

« Pensiez-vous que Nous vous avions crées sans but et que vous ne seriez pas ramenés vers Nous ? » S. 23, V. 115.

 

Croire qu’après cette vie qu’aucune créature ne rendra des comptes sur ce qu’elle aura fait de bons et de mauvais est inconcevable et ne découle d’aucune sagesse.

 

Dans la Sunna, beaucoup de Ahadith –mutawatir – qui est le degré de hadith le plus authentique, nous informent sur la réalité du Jour Dernier.

 

Tous les musulmans sont donc unanimes pour confirmer que ce jour arrivera. Al-Qiyama, la résurrection, est appelée ainsi car se sera le jour ou tous les corps se lèveront pour sortir de leurs tombes. Ils sortiront affolés, pieds nus, sans vêtement et incirconcis, courant dans toutes les directions. Ils trouveront alors les Anges qui les dirigeront vers le Ma’char – le rassemblement – et ils seront mis en rang pour comparaître devant leur Seigneur afin d’être jugé. 

 

« Ce jour là, les gens sortiront séparément pour que leur soient montrées leurs œuvres. Quiconque fait un bien fût-ce du poids d’un atome, le verra. Et quiconque fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le verra ». S. 99, V. 6-8.

 

« O homme ! Toi qui t’efforces vers ton Seigneur sans relâche, tu Le rencontreras alors ». S. 84, V. 6.

 

Que l’homme se rappelle donc de ce Jour et de sa rencontre avec son Seigneur pour se préparer et œuvrer sans relâche ; et de peur qu’il retrouve son Seigneur sans n’avoir rien avançait comme bonne action.

 

Qu’avons-nous préparé pour ce grand jour ?

 

Pour les affaires de ce monde, la plupart des gens d’aujourd’hui, sont très organisés et prévoyants alors que peut-être ils n’atteindront même pas leurs projets. Alors que pour la rencontre avec ALLAH qui est une certitude, ils ne s’en soucient guère.

 

« Mais leurs cœurs restent dans l’ignorance à l’égard de cela. Ils ont d’autres actes qu’ils accomplissent ». S. 23, V.63.
 
Source: 11°cours  donné par cheikh Tchalabi dans l’expliquation du livre " al aquida al Wasytya " expliqué par cheikh Ibn Uthaymin rahimullah: cours donné le samedi 18 novembre 2006

L’islam et le progrès civilisationnel

 

L’Islâm et le progrès civilisationnel

SHeikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve)


 par Ismail Ibn Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

 

Le progrès et la civilisation, au sens large du terme, ayant trait à tous les domaines, ont vu le jour à l’époque islamique, et cela quand les musulmans ont trouvé dans leur législation [Charî’ah] ce qui les a poussés à édifier le monde et à aider leur civilisation de façon à se procurer prospérité et bonheur.

La construction de la civilisation intérieure, qu’il s’agisse de la construction de villes, de législations ou de pédagogies, n’est possible que s’il y a collaboration entre le système législatif, les hommes et les instances exécutives. C’est pour cela que la Charî’ah [Législation islamique] accorde une grande importance à l’organisation urbaine dans ses différentes formes en installant un Etat, en installant des administrations et des instruments exécutifs, la Charî’ah et la juridiction étant là pour inciter les gens à collaborer dans un objectif d’intérêt général [Maslahah] et à leurs avantages.

Il est évident que pour construire une civilisation, il faut construire une économique, des finances et différentes législations claires et apparentes. L’Islâm a prescrit que le Trésor public [Bayt al-Mal] soit structuré, qu’il y ait des gens spécialement chargés de garder les biens et que sa gestion soit en conformité avec la législation islamique [Charî’ah]. L’Islâm a aussi encouragé les biens de main morte [Waqf] et les différentes sortes de donations. Les biens de main morte [Waqf] sont un des traits caractéristiques de la diversité civilisationnelle et l’élargissement des applications dans le domaine civilisationnel. C’est pour cela qu’on observe qu’il n’y a pas de domaine qui n’ait pas été couvert par les biens de main morte à l’époque de la civilisation islamique, des domaines aussi variés que les mosquées [Massâdjid], l’enseignement, la santé, les livres [Koutoub], les bibliothèques [Maktabat], les routes [Touroûq], les eaux, les veuves, les pauvres et nécessiteux, ainsi que ceux qui n’ont pas de domicile. Tous ces domaines étaient couverts par les biens de main morte [Waqf].

C’est là une forme de préoccupation de l’Islâm, qui encourage les gens à participer dans ce domaine et à ne pas se contenter seulement des richesses de la civilisation à travers l’institution de la Zakat, des aumônes et de l’union sociale parmi les différentes choses. [1]

Source : tiré du livre  " Hadhâ huwa al-islam "

Notes:

[1] Le SHeikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve), est ministre des Affaires religieuses, des Waqfs et de la prédication et de l’orientation religieuse en Arabie saoudite.

tiré du site: manhajulhaqq