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Archives de avril, 2006

La méthode du Coran dans l’affirmation de l’Heure du Jugement dernier

La méthode du Coran dans l’affirmation de l’Heure du Jugement dernier

19 avril 2006 Sounna

 
 
 
Cheikh ’Abd Ar-Rah’mân As-Sa’diy (Qu’Allah l’agrée) dit :
 
C’est le troisième des fondements sur lesquels tous les Messagers et toutes les Législations [révélées] ont concordé, à savoir : le Tawhîd, la Prophétie, et la question de l’Heure [du Jugement dernier] et du rassemblement des créatures [lors de la résurrection].

Allah a mentionné ce [fondement] maintes fois dans Son Noble Livre et Il l’a affirmé de différentes façons dont :

L’annonce de cette Heure par Le plus Véridique et l’annonce de la rétribution complète qui y aura lieu. En plus des nombreuses mentions de cette Heure, Allah a juré à son propos trois fois dans son livre, comme dans le verset suivant : « Non ! Je Jure par le Jour de la Résurrection. » [1]

L’affirmation de la perfection de la Puissance d’Allah, de la réalisation certaine de Sa Volonté et du fait que rien ne Le réduit à l’impuissance. Par conséquent, ressusciter les créatures après leur mort est un des effets de Sa Puissance.

Le rappel aux serviteurs de leur première création et du fait que Celui qui les a créés, alors qu’ils n’étaient même pas une chose mentionnable, les retournera certainement à la vie comme Il l’a fait la première fois, et la répétition est encore plus facile pour Lui. Il a répété ce sens-là dans plusieurs passages avec divers procédés.

Sa revivification de la terre morte et inerte après sa mort et le fait que Celui qui l’a revivifiée ressuscitera les morts. Il a confirmé ceci par Sa Capacité à faire plus que cela, à savoir la création des cieux, de la terre, et des grandes créations. Si ceux qui réfléchissent reconnaissent ceci – et ils ne peuvent le renier – pourquoi alors excluent-ils la résurrection des morts ?

L’étendue de Sa Science et la perfection de Sa Sagesse [qui impliquent] qu’il ne Lui sied ni ne Lui convient de laisser Ses créatures abandonnées, sans obligations à observer, sans subir d’ordre ni d’interdit, sans être récompensées ni punies. C’est un moyen par lequel Allah a affirmé [à la fois] la Prophétie et la question de l’Heure [du Jugement Dernier].

Allah a affirmé la résurrection, la rétribution des bienfaisants et la punition des malfaisants aussi par le rapport de Ses lois – glorifié soit-Il – qui se sont appliquées aux peuples antérieurs et aux générations passées : comment Il a sauvé les prophètes et leurs compagnons et anéanti ceux qui les ont démenti en reniant la résurrection, comment Il leur a envoyé divers châtiments et leur a fait subir des punitions exemplaires. Ceci étant un châtiment précipité et un échantillon de ce qu’il y aura dans l’au-delà, Allah l’a exposé à Ses serviteurs « pour que périsse, sur preuve, celui qui périt et pour que vive, sur preuve, celui qui vit. » [2]

Parmi [les preuves exposées dans le Coran], il y a aussi les exemples de résurrection, qu’Allah a montré à Ses serviteurs dans la vie d’ici-bas, comme ce qu’Allah a rapporté de l’histoire de l’homme [qu’Allah a ressuscité après avoir demandé aux juifs d’égorger] une vache [3], les milliers de personnes du peuple de Bénî Isrâ`ïl [4], [l’histoire de] « celui qui passait par un village désert et dévasté » [5], l’histoire d’Ibrâhîm (Abraham) Al-Khalîl et des oiseaux [qu’Allah a ressuscité] [6], la résurrection des morts par ’Issâ (Jésus) fils de Mariam (voir note de bas de pages) et autres choses encore qu’Allah a exposées à Ses serviteurs dans cette vie pour qu’ils sachent qu’Il est Puissant et Capable [de toute chose], et que les serviteurs devront inévitablement aller à la demeure finale, soit le Paradis soit l’Enfer.

Allah a affirmé et répété ces notions dans de nombreux passages. Et Allah est le plus savant.

 

[1] Sourate Al-Qiyâmah ; verset 1.

[2] Sourate 8 ; verset 42.

[3] cf Sourate 2 ; verset 67-73.

[4] cf Sourate 2 : verset 243

[5] Sourate 2 ; verset 259.

[6] cf sourate 2 ; verset 260.

 

Source: Extrait du livre "Al-Qawâ’id ul-H’icên fî Tafsîr il-Qor`ân"

Auteur: Cheikh ’Abd Ar-Rah’mân As-Sa’diy

Traduction: Adel Abd Allah

 

"la résurrection des morts par ’Issâ (Jésus) fils de Mariam" : Ceci fait parties des miracles de Issa (Jésus) fils de Marie, qui réssucitais les morts par la permission d’Allah.

 

 

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l’affirmation de la prophétie de Muhammad (salla-llâhu ’alayhi wa sallam)

La méthode du Coran dans l’affirmation de la prophétie de Muhammad (salla-llâhu ’alayhi wa sallam)

16 avril 2006 Sounna

 

Cheikh ’Abd Ar-Rah’mân As-Sa’diy (qu’Allah l’agré) a dit :

 

Ce grand fondement a été affirmé par Allah dans Son Livre de diverses manières par lesquelles on reconnaît son entière véridicité (صلى الله عليه وسلم).

 

Ainsi, Il rapporte qu’il a cru aux messagers et a appelé à ce à quoi ils ont appelé, que toutes les qualités qu’avaient les prophètes existent en notre prophète Muhammad (صلى الله عليه وسلم) et que pour tout vice ou défaut dont Il les a exempts, notre Messager Muhammad (صلى الله عليه وسلم) est le premier et plus digne d’en être exempt. [Il nous informe également] que sa législation est prévalante sur toutes les législations et que son Livre est prévalant sur tous les livres.

 

Toutes les qualités des religions et des Livres [révélés] ont été réunies par Allah dans ce Livre et dans cette religion. De surcroît, [cette religion] les a surpassés par des avantages et des qualités qui n’existent nulle part ailleurs. Allah a affirmé la prophétie de Muhammad (صلى الله عليه وسلم) par le fait que c’était un analphabète qui ne savait ni écrire, ni lire et qu’il n’a jamais fréquenté des connaisseurs des Livres [révélés] précédemment.

 

Au contraire les gens l’ont vu subitement amener ce livre que les djinns et les humains rassemblés ne pourraient jamais imiter ; ce n’est pas dans leur capacité même s’ils s’entraidaient. Il est impossible, dans ce cas, qu’il l’ait amené de lui-même, qu’il ait menti sur son Seigneur en lui attribuant ce Livre ou qu’il soit suspect dans ce qu’il rapporte de la science de l’invisible.

 

Allah a mentionné ceci et l’a répété dans le Coran. Il a aussi affirmé [la prophétie de Muhammad (صلى الله عليه وسلم)] par le rapport des histoires des prophètes antécédents d’une manière développée et conforme à la réalité dont personne ne peut douter. Il [nous] informe ensuite que [le Prophète (صلى الله عليه وسلم)] n’a aucun moyen de connaître cela si ce n’est par la révélation qu’Allah lui a faite.

Par exemple, Allah – Elevé soit-Il – a dit, après avoir mentionné l’histoire de Mûssâ (Moïse) de façon développée (traduction approchée) :

« Tu n’étais pas sur le versant ouest [du Sinaï] quand Nous avons décrété les commandements à Moïse » [1],

et lorsqu’Il a mentionné l’histoire de Yûçuf  et ses frères, de façon développée, Il a dit (traduction approchée) :

« Et tu n’étais pas auprès d’eux lorsqu’ils se mirent d’accord pour comploter »  [2].

 

Ces événements et ces informations détaillés que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) développait selon ce qui lui était révélé en détail, ont corrigé la plupart des rapports et des événements qui étaient falsifiés et déformés dans les livres des gens du Livre, à cause des mythes et des légendes qu’ils ont ajoutés, même en ce qui concerne ’Îssâ  (Jésus fils de Marie) et sa mère, leur naissance et leur parcours, ou en ce qui concerne Mûssâ (Moïse), sa naissance et son parcours.

 

Tout ceci et d’autres choses encore n’étaient pas connus par les gens du Livre selon la vraie réalité jusqu’à ce que le Coran vienne raconter cela de manière identique à ce qui s’est déroulé et advenu ; chose qui a étonné les gens de Livre et d’autres encore et les a fait se taire, de sorte que personne parmi ses contemporains ou parmi les générations suivantes n’a pu démentir quoi que ce soit de ces rapports. Ceci est donc parmi les plus grandes preuves du fait que c’est réellement le Messager d’Allah.

 

Dans d’autres passages, Allah affirme la prophétie de [Muhammad (صلى الله عليه وسلم)] par [la mention de] la perfection de Sa Sagesse, de Sa Puissance entière et du fait que Son assistance à Son Messager, la victoire qu’Il lui a donnée sur ses ennemis et la terre qu’il lui accordée sont une conséquence nécessaire de la Sagesse et de la Miséricorde de Puissant et Sage. [Il nous informe par ce moyen] que celui qui critique le message [de Muhammad (صلى الله عليه وسلم)] aura critiqué la Sagesse d’Allah, Sa Capacité, Sa Miséricorde, et même sa Seigneurie.

 

De même, la victoire qu’il a donnée à ce Prophète contre les peuples les plus puissants de la terre, et l’assistance magnifique qu’Il lui a portée sont parmi les signes de sa prophétie et les preuves du monothéisme. Ceci est clair pour celui qui l’observe.

 

Dans d’autres passages, Il affirme sa Prophétie et son Message par les qualités de perfection qui ont été réunies en lui, et par ses beaux caractères ; du fait que le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) avait les plus hauts et les plus parfaits caractères parmi tous les nobles et hauts caractères. En effet, le fait qu’il ait de si grandes qualités et qu’il surpasse par ses caractères – dont les plus nobles sont la véridicité et l’honnêteté – toutes les créatures n’est-il pas la plus grande preuve qu’il est le Messager du Seigneur des Mondes et l’élu choisi parmi toutes les créatures ?

 

D’autres fois, Allah [affirme cette prophétie] par ce qui existe dans les Livres des anciens, et les annonces des prophètes et messagers précédents, soit par son propre prénom soit par ses qualités sublimes, la description de sa communauté, de son environnement, comme dans la Parole d’Allah – Elevé soit-Il : (traduction approchée) « Et annonçant la bonne nouvelle de la venue d’un messager après moi s’appelant Ahmad » [3]. ( Voir note de bas de page concernant ce Verset )

 

Dans d’autres passages encore, Allah affirme cette prophétie par les choses inconnues dans le passé ou le futur que [Muhammad (صلى الله عليه وسلم)] a annoncé et qui se sont produites dans une époque révolue, dans son époque, ou qui continuent à se produire en tout temps. Si ce n’était la Révélation qui lui venait, rien de ces connaissances ne lui serait jamais parvenu, et ni lui ni personne d’autre n’aurait eu de moyen de savoir cela.

Dans d’autres passages, Allah [affirme cette prophétie] par Sa Protection [de Son Prophète (صلى الله عليه وسلم)] et sa préservation contre toutes les créatures, malgré l’acharnement des ennemis, leur pression sur lui, et leur application entière à le faire tomber [dans leurs pièges] avec tous leurs efforts. Allah le préserve, les empêche de l’atteindre et lui donne victoire sur eux. La seule raison en est qu’il est véritablement Son Messager, son confident dans Sa Révélation, et le transmetteur de ce dont il a été ordonné.

Allah affirme la prophétie [de Muhammad (صلى الله عليه وسلم)], en outre, en évoquant la grandeur du [Message] qu’il a amené, à savoir le Coran que « le faux n’atteint ni par devant ni par derrière : c’est une révélation d’un Sage, Digne de louange » [4].

 

Il lança à ses ennemis et à ceux qui n’y ont pas cru le défi d’amener un [livre] semblable, dix sourates semblables ou [même] une seule sourate, mais ils ont été incapables [de le faire], ils sont retournés sur leurs pas, et n’ont eu que la défaite et l’échec, alors que ce sont les spécialistes de la langue [arabe], et les éminents orateurs éloquents, mais ils n’ont pas pu y parvenir malgré leur acharnement et leurs essais pour amener une seule sourate semblable, et ils n’ont pas été capables – malgré leur acharnement et leurs essais [répétés] – d’y trouver un défaut ou une incorrection qui puisse l’abaisser de ce plus haut degré d’éloquence qui a ébloui leurs cœurs.

 

Alors ils ont eu recours à la force et à l’effusion de sang. Ils n’auraient pas eu recours à ceci s’ils avaient trouvé un moyen de le combattre par la parole et par ce qu’ils prétendaient posséder comme connaissance et sagesse.

 

Leur recours à la force et à l’effusion de sang a donc été la plus grande preuve de la véridicité du Messager et du fait qu’il ne prononçait rien sous l’effet de la passion ; mais que ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée. C’est aussi la preuve la plus certaine que c’est La vérité et le guide venant de la part d’Allah qui y a réuni pour Son Messager (صلى الله عليه وسلم) et pour les croyants tout ce qui leur garantit le bonheur dans cette vie et dans l’au-delà, dans toutes leur affaires ; et [la preuve] que ce Coran est le plus grand signe de la prophétie [de Muhammad (صلى الله عليه وسلم)], le plus majestueux et le plus complet.

Allah – Elevé soit-Il – affirme que le Coran serait très suffisant s’il était la seule preuve de la véridicité de Son Messager (صلى الله عليه وسلم), et ceci dans plusieurs passages, dont Sa Parole (traduction approchée) :

 « Ne leur suffit-il donc point que Nous ayons fait descendre sur toi le Livre et qu’il leur soit récité ? Il y a assurément là une miséricorde et un rappel pour les gens qui croient » [5].

 

Dans d’autres passages, Allah affirme [la prophétie de Muhammad (صلى الله عليه وسلم)] par sa grande pitié envers la création, son attendrissement à l’égard sa communauté, et par le fait qu’il était compatissant et miséricordieux avec les croyants, ainsi que par le fait qu’il n’a jamais existé et qu’il n’existera jamais de créature ayant plus de pitié ni plus de piété et de bienfaisance à l’égard de la création. Les effets de [ces qualités] sont apparents pour toute personne qui observe.

Ces sujets et ces méthodes ont été mentionnées par Allah à de nombreuses reprises dans Son Livre, et Il les a affirmées avec de diverses expressions, des significations détaillées, et des moyens merveilleux. Les exemples sont innombrables. Et Allah est le plus savant.

 

[1] Sourate 28 Al-Qasas (Le récit) ; verset 44

[2] Sourate 12 Yûçuf ; verset 102

[3] Sourate 61, As-Saff (Le rang) ; verset 6

[4] Sourate 41, Fussilat (Les versets détaillés) ; verset 42

[5] Sourate 29, Al-’Ankabût (L’araignée) ; verset 51

Source: Extrait du livre "Al-Qawâ’id ul-H’icên fî Tafsîr il-Qor`ân"

Auteur: Cheikh ’Abd Ar-Rah’mân As-Sa’diy

Traduit par: Adel Abd Allah

source: http://www.sounna.com/article.php3?id_article=175

Note personnel:

"Ahmad" en arabe a presque la même signification que Muhammad c’est pourquoi les deux termes sont utilisés dans le Coran pour désigner la même personne : c’est à dire le Prophète Muhammad Sal Allah alayhi wa salam. Issa ( Jésus ) fils de Marie avec donc annoncé la venue du Prophète Muhammad Sal Allah alayhi wa salam comme cela est mentionné dans le verset plus haut.

« Et annonçant la bonne nouvelle de la venue d’un messager après moi s’appelant Ahmad »

 

La Femme cet perle précieuse

Voici un article qui traitera de la place ( rôle etc… ) de la femme dans l’Islam, vu l’ignorance de la plupart des gens concernant ce sujet et les choses que nous entendons aujourd’hui dans le but d’éloigné la femme, cet perle précieuse de son vrai rôle et de sa vrai dignité car aujourd’hui malheureusement la plupart des femmes ont perdue cet dignité ainsi que leurs pudeur, aux nom d’une sois disante "liberté" qui n’a plus aujourd’hui la moindre limite….
 
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La Femme, cette perle précieuse

L’association Aux Sources de l’Islam 

La condition de la femme dans l’Islam 

Délivrance, amélioration du quotidien et de la situation de l’ensemble des membres d’une communauté, interdisant l’injustice et l’oppression, ordonnant l’équité et le respect de son prochain, l’Islam donna à la femme une place sans équivalent dans aucune autre communauté. Il a reconnu à la femme des capacités et des droits inconditionnels, dans toute gestion d’ordre civil, économique ou personnelle.

La femme jouit ainsi de la capacité et du droit d’hériter, de donner, de léguer, de contracter une dette, d’acquérir, de passer un contrat, d’attaquer en justice et d’administrer ses biens. Elle a aussi le droit de choisir librement son mari, de se remarier, après avoir divorcée ou être devenue veuve. Ce dernier droit n’a été reconnu à la femme occidentale que bien tardivement…

Parmi ses droits sur l’homme, on peut citer par exemple : le versement de sa dot lors de son mariage, subvenir à tous ses besoins, quand bien même elle serait la plus riche des personnes, et cohabiter convenablement avec elle… comme il est mentionné dans le verset suivant : [Et cohabitez avec elles convenablement ] (s.4, v.19). Et le Messager de Dieu Sal Allah alayhi wa salam a dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur avec les femmes. » Rapporté par Hâkim et authentifié par Albâny.

        

Elle n’est pas obligée de travailler, c’est l’homme qui subvient obligatoirement à ses besoins. Si l’homme venait à refuser d’assouvir ses besoins, alors cela est considéré comme un grave péché. Par ailleurs, si celle-ci venait à travailler, son argent lui appartiendrait et l’homme n’aurait aucun droit dessus. Quant à la double part reconnue à l’homme, dans l’héritage, elle s’explique par les obligations exceptionnelles auxquelles l’homme est astreint, alors que l’exemption de la femme est totale, ses dépenses envers son mari ou ses enfants sont purement volontaires et ceci, quel que soit son degré d’opulence.

 

De même, chez les Arabes avant l’Islam, elle n’était pas mieux considérée qu’ailleurs. Donner naissance à une fille était à l’époque, considérée comme une calamité, donc pour s’en débarrasser certains enterraient leurs filles vivantes comme il a été critiqué dans le Coran : [Et lorsqu’on annonce à l’un d’eux [la naissance d’] une fille son visage s’assombrit et une rage profonde [l’envahit]. Il se cache des gens, à cause du malheur qu’on lui a annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou l’enfouira-t-il dans la terre ? Combien est mauvais leur jugement ] (s.16, v.58-59).

Elle n’avait quasiment aucun droit. L’homme pouvait avoir autant de femmes qu’il le souhaitait sans forcément devoir subvenir aux besoins de chacune. Prostitutions, vagabondages et harcèlements étaient monnaie courante en Arabie.

        

L’Islam, quant à lui, avait réglementé certaines coutumes païennes, telle la polygamie, qu’il légiféra. Mais, il établit pour le polygame des conditions tellement rigoureuses, que le champ de cette pratique se trouva relativement rétréci. En effet, la polygamie doit s’adapter à certaines exigences telles que l’équité entre les épouses, comme il est mentionné dans le Coran : [Si vous craignez d’être injustes n’épousez qu’une seule femme ] (S 4, v 3), mais aussi, pouvoir subvenir aux besoins de toutes, etc.

 

En Occident, un homme qui a plusieurs maîtresses ne devrait-il pas être considéré comme un polygame ? Pourquoi reproche-t-on aux musulmans leur polygamie alors que celle-ci est contractée par les liens sacrés du mariage alors qu’on applaudit l’homme qui change de femmes toutes les semaines ?

 

Le sociologue français Gustave le Bon (1831-1941) l’a d’ailleurs reconnu par ses paroles : « Je ne vois pas en quoi la polygamie légale des Orientaux soit inférieure à la polygamie hypocrite des Européens. Alors que je vois très bien au contraire en quoi elle lui est supérieure ». (La civilisation des Arabes. p. 422)

Quant à la polygamie du Prophète qui a toujours été décriée en Occident, elle s’explique surtout par des mobiles d’ordre politique, qui ont incité l’Envoyé de Dieu ( Sal Allah alayhi wa salam ) à ne jamais refuser des offres tribales. Autrement, comment justifier le lien monogame du Prophète (Sal Allah alayhi wa salam) avec sa première femme Khadîdja, qui avait alors atteint l’âge de la maturité (40 ans) alors que le Prophète (Sal Allah alayhi wa salam) était encore dans la fleur de l’âge (25 ans). Il vécut 25 ans avec elle, sans jamais penser à prendre une autre femme, elle mourut à l’age de 65 ans.

     

Dans la plupart des pays occidentaux, un problème persiste : le divorce ? Son taux a atteint les 60 %. Quelle est la signification de ce chiffre ? Cela sous-entend assurément que la structure sociale en Occident n’est pas équilibrée et tend à démanteler les liens entre les époux qui résulte à la destruction du mariage.

Ce résultat était facile à prévoir : en Occident, les fréquentations mixtes sont libres à l’excès, la consommation d’alcool est répandue et le manque de pudeur de certaines femmes contribue à l’adultère, mais les hommes sont aussi responsables. Cela est une chose aisée pour ceux qui ne craignent pas Dieu.

Dans tous ces pays, la formule est la suivante : hommes, femmes, alcool, nudité, fréquentations libres, ayant pour résultat la destruction du mariage, des enfants illégitimes et malheureux.

 

C’est pour toutes ces raisons que l’islam interdit les fréquentations libres, prône l’interdiction de l’alcool, et la préservation de la pudeur, ayant pour résultat la protection du mariage, des enfants légitimes et heureux. Le sociologue français Gustave le Bon l’a également reconnu par ses paroles : « La situation légale de la femme mariée, telle qu’elle est réglée par le Coran et ses commentateurs est bien plus avantageuse que celle de la femme européenne ». (G. Le Bon p. 436).

      

Avec l’Islam, la femme retrouva sa dignité, son honneur et son humanité. Elle existe vraiment, tient un rôle concret et est indispensable au maintien de la société. La femme dans Islam est : lumière, pudeur, bon comportement, chasteté, pureté, beauté… Chez elle avec son mari et ses enfants, elle est servie, honorée, chérie, respectée, préservée, et aimée. Elle a été créée à partir de la côte de l’homme, les rendant ainsi inséparable, se complétant, et dépendant l’un de l’autre [Elles sont pour vous un vêtement et vous êtes pour elles un vêtement ] (s.2, v.187). Et le fait qu’ils soient de la même origine comme l’a dit le prophète (paix et salut d’Allah sur lui) : « Les femmes sont les consœurs de l’homme », augmente ainsi le sentiment d’unité et les rapproche par un lien d’interdépendance inaltérable. Rapporté par Tirmidhy et authentifié par Albâny. 

 

Il doit donc prendre soin d’elle comme de sa propre personne, car elle est une partie de lui-même : [Parmi Ses signes Il a crée de vous, pour vous des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles, et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. ](s.30, v.21), et comme le mentionne un hadith : « Veuillez du bien aux femmes. » Rapporté par Boukhâry et Mouslim.

       

Quel que soit sa situation, qu’elle soit épouse, fille, mère, il a été ordonné à l’homme de bien se comporter avec la femme. Faire le contraire est donc une désobéissance et passible d’un châtiment divin. Le Prophète (paix et salut d’Allah sur lui) a en effet dit : « Le croyant qui a la foi la plus parfaite est celui qui a le meilleur comportement. Les meilleurs d’entre vous, sont les meilleurs avec leurs femmes » Rapporté par Hâkim et authentifié par Albâny. L’homme marié doit chérir sa femme, bien lui parler, patienter sur ses défauts, lui apprendre sa religion…

 

S’il divorce, il doit lui verser une pension et la loger d’une durée de trois menstrues, avant qu’elle ne puisse se remarier, comme il est dit dans le Coran [Et faites que ces femmes habitent où vous habitez, et suivant vos moyens. Et ne cherchez pas à leur nuire en les contraignant à vivre à l’étroit. Et si elles sont enceintes, pourvoyez à leurs besoins jusqu’à ce qu’elles aient accouché. Puis, si elles allaitent [l’enfant né] de vous, donnez-leur leurs salaires. Et concertez-vous [à ce sujet] de façon convenable ](s.65, v.6).

 

S’il a des filles, qu’il leur apprenne leur religion, les éduque comme il se doit, ne les opprime pas, et elles seront pour lui un accès au Paradis comme il est dit dans le hadith suivant : « Celui qui a une fille, ne l’accable pas, ne la blâme pas, ne fait pas de différence entre elle et son fils : Allah le fera entrer au Paradis. » Il est aussi rapporté « Celui qui éduque deux filles jusqu’à ce qu’elles atteignent l’âge de la puberté, lui et moi ressusciterons le jour de la résurrection de cette façon (et il joignit les doigts de sa main.) » Rapporté par Mouslim.

         S’il a une mère, il doit être meilleur avec elle, car elle l’a porté pendant neuf mois. Elle a sacrifié son temps et sa vie pour s’occuper de lui. Il est dit dans le Coran :  [ Et Nous avons enjoint à l’homme de la bonté envers son père et sa mère : sa mère l’a péniblement porté et en a péniblement accouché ; et sa gestation et son sevrage durent trente mois ] (s.46, v.15).

Il est aussi dit : [Et ton Seigneur a décrété : « N’adorez que Lui, et [marquez] de la bonté envers le père et la mère ] (s.17, v.23).

        

Et si cette femme est une étrangère, il doit aussi bien se comporter avec elle. L’aider fait partie de l’Islam et être injuste envers elle est un grand péché, comme le Prophète (paix et salut d’Allah sur lui) a dit : « Ô seigneur ! Je mettrai dans la gêne ceux qui s’en prennent aux droits des deux faibles : l’orphelin et la femme. » Rapporté par Nassâï et Ibn mâjah et considéré comme bon par Albâny.

        

La femme est un pilier dans la société dont le bon fonctionnement dépend d’elle. Si elle dévie, c’est toute la communauté qui en paiera le prix comme cela se passe de nos jours. Alors que dans l’Islam, dès les premières décades de l’ère hégirienne, la femme put s’imposer par sa large et efficace participation à côté de l’homme, dans la vie culturelle et sociale de la communauté musulmane. Aicha (épouse du Prophète et fille du ler Calife) avait une profonde érudition, qui à moins de 20 ans, fit d’elle une des plus brillantes figures de l’époque. Les grands compagnons du Prophète (Sal Allah alayhi wa salam)  venaient la consulter sur les questions juridiques, historiques, littéraires et même médicales. Elle fait d’ailleurs partie de ceux qui rapportèrent le plus de hadiths (actes et paroles du prophète).

 

 

Le prophète (Sal Allah alayhi wa salam)  encouragea l’enseignement des femmes, en disant : « Rechercher la science est une obligation pour tout musulman. » Rapporté par Ibn Mâjah et authentifié par Albâny. Cela concerne aussi bien l’homme que la femme. Une femme vint voir le prophète (Sal Allah alayhi wa salam)  et lui dit : « Ô messager de Dieu ! Les hommes se sont emparés de toutes tes paroles, consacre-nous donc un moment pour que l’on puisse te rencontrer et nous enseigner ce qu’Allah t’a appris. » Le prophète (Sal Allah alayhi wa salam)  dit : « Réunissez-vous ce jour-là et ce jour-ci. » Ce qu’elles firent aussitôt ; durant ces jours, le prophète (Sal Allah alayhi wa salam) leur enseignait ce qu’Allah lui apprenaitRapporté par Mouslim.

        

Désormais, le champ d’action culturel de la femme s’élargit de plus en plus. Ibn Hajar, un des célèbres imams de l’Islam, sera formé avec cinquante de ses condisciples à l’école d’Aïcha Al-Hambalia ainsi qu’à celle de Zeineb, auteur des traités en droit et en Hadith. Dans ses oeuvres biographiques, Ibn Hajar cite plus de quinze cents femmes parmi lesquelles figurent des juristes et des savantes.

        

Auprès d’Allah, la femme n’est aucunement inférieure à l’homme dans ses droits. Chacun dispose d’un rôle approprié avec des droits et des devoirs. Une personne n’est supérieure à une autre que par sa piété et non par son origine ou sa richesse, comme il est dit dans le Coran : [Certes, le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur. ] (s.49, v.13).

Le messager de Dieu r dit également : « Ô vous les gens ! Votre Seigneur est unique et votre père est unique ; vous descendez tous d’Adam et Adam provient de la terre. Assurément, le plus noble d’entre vous auprès d’Allah, est le plus pieux et l’arabe n’a pas plus de mérite que le non arabe sauf s’il se distingue par la piété. » Authentifié par Albâny dans A-targhîb wa A-tarhîb

 

En somme, on peut se rendre compte que la femme n’est pas opprimée en Islam. Et ceux qui prétendent le contraire sont, ou des adversaires de la religion, moyennant la ruse et le mensonge pour en éloigner les gens ; ou alors, ce sont des ignorants, qui suivent aveuglément et croient tout ce qui se dit, sans prendre la peine de vérifier ces informations. Par ailleurs, alors que l’Islam nous inculque le bon comportement avec les femmes, certains musulmans n’agissent pas comme il convient. Bien que l’Islam désavoue leurs attitudes, leurs comportements contribuent malheureusement à souiller cette religion, faire fuir les gens et créer par la même occasion des amalgames. Le Prophète (Sal Allah alayhi wa salam)  est la meilleure des créatures et un exemple pour tous. Il avait un comportement inégalable avec ses femmes : il était doux et clément envers elles, demandait leur avis, les aidait dans les tâches ménagères, plaisantait avec elles, ne levait pas la voix sur elles et ne les frappait pas… Il est un modèle pour tous : [En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre] (s.33, v.21). Il nous incombe donc de le suivre. 

         

Il n’y a qu’un Islam. Son enseignement se fait à travers le Coran et la Sunna (tradition prophétique) et non pas par les gens. Sinon il y aurait autant d’islams qu’il y a d’individus.

Car chacun comprendrait l’Islam à sa manière. En connaissant véritablement ce qu’est l’Islam, on connaîtra alors les musulmans dans le vrai sens du terme, et on évitera ainsi les amalgames et les préjugés.

 

La femme est une perle précieuse, il faut donc qu’elle se protège. C’est un trésor à la valeur inestimable, il faut donc qu’elle se mette à l’abri des machiavéliques intentions. C’est pour cette noble raison qui lui a été demandée de se voiler. Son voile n’est autre que sa dignité.

Dieu dit : [O Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et très Miséricordieux] (s.33 v.59). Le voile permet à la femme de se protéger des turpitudes, d’être respectée et de préserver ainsi son honneur et sa pudeur.

        

De même, Dieu dit : [Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’Islam] (s.33 v.33). Dieu a conseillé aux femmes du Prophète de rester chez elles, et cela est valable pour toutes les autres femmes. Mais cela ne signifie pas qu’elles doivent être emprisonnées chez elle à longueur de journée. Dans toute chose il y a un juste milieu. En effet, le prophète (Sal Allah alayhi wa salam) n’enfermait pas la femme à la maison, comme ils prétendent ! Au contraire, il lui a permis de sortir lorsqu’elle avait des choses à faire, mais aussi pour rendre visite à ses proches et ses amis, pour rendre visite au malade, etc. Il lui a permis également d’aller à la mosquée, en disant : « N’empêchez pas les femmes d’aller aux mosquées. » Rapporté par Ahmad et Aboû Dawoûd et authentifié par Albâny.

 De plus, le prophète (Sal Allah alayhi wa salam) aimer la compagnie de sa femme lors des invitations et les refuser si jamais l’inviteur n’admettait pas sa femme avec lui. D’après Anas, qui raconte que le prophète (Sal Allah alayhi wa salam)  avait un voisin persan connu pour ses mets délicieux. Ce voisin prépara un plat pour le prophète (Sal Allah alayhi wa salam) et le convia à sa table. Le prophète (Sal Allah alayhi wa salam)  lui dit : « Et mon épouse ? (En parlant de son épouse Aïcha qu’Allah l’agrée) » Il répondit : « Non (je ne l’invite pas) » Le prophète (Sal Allah alayhi wa salam) rétorqua : « Je refuse donc. » Le voisin réitéra son invitation et le prophète (Sal Allah alayhi wa salam)  lui redemanda : « Et mon épouse ? » Il répondit : « Non (je ne l’invite pas). » Le prophète (Sal Allah alayhi wa salam) rétorqua de nouveau : « Je refuse donc. » Le voisin réitéra une nouvelle fois son invitation et le prophète (Sal Allah alayhi wa salam)  lui redemanda : « Et mon épouse ? » L’homme, après trois demandes consécutives dit : « Je suis d’accord. » Le prophète (Sal Allah alayhi wa salam) et Aïcha se levèrent et se suivirent mutuellement jusqu’à atteindre la maison de l’inviteur. » Rapporté par Mouslim.

        

La véritable définition de la femme, de la liberté, et du respect se trouve dans l’Islam. La femme ne sera reconnue comme femme que si elle suit ce qui lui aura été demandé. Dans ce cas, elle gagnera le respect ici-bas et le Paradis dans l’au-delà. Le Prophète a dit à cet effet : « Si la femme prie ses cinq (prières), jeûne son mois (ramadan), préserve sa chasteté, écoute son mari : elle entrera au Paradis par la porte qu’elle souhaite. » Rapporté par Ibn Hibbâne et authentifié par Albâny.

        

Bernée par une idéologie qui prétend émanciper la femme, mais en réalité la dévalorise. Les personnes derrière cela targuent qu’ils ont libéré la femme, mais en l’animalisant ou en l’instrumentalisant. Elle est victime d’une société insidieuse, mais (curieusement) s’en rendre compte. L’Islam lui a donné sa véritable valeur, une position de respect et des droits sans équivalent.

        

Se comporter avec la femme, comme l’Occident le veut, reviendrait à répandre le chaos et l’immoralité qui seraient à leur tour banalisés sur terre comme le montre déjà l’actualité. Se comporter avec la femme comme le veut l’Islam, donc comme Dieu le veut, Créateur, Législateur de lois sages ; aura pour conséquence logique l’harmonie de la société, la sérénité et le bonheur.

(Publié par l’association aux Source de l’Islam.


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un hadith rapporté par l’imam Ahmad d’après Abu Umama qui dit : « Un jeune homme est venu voir le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) et lui a dit : permets-moi la fornication. Les gens se sont alors retournés et lui ont crié dessus. Le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) lui dit : approche, il s’approcha, puis il lui dit : assieds-toi. Puis il lui dit : voudrais-tu cela pour ta mère ? Il dit : non, par Allah qui accepterait cela pour sa mère. Il dit : voudrais-tu cela pour ta fille ? Il dit : non, par Allah qui accepterait cela pour sa fille. Il dit : voudrais-tu cela pour ta sœur ? Il dit : non, par Allah qui accepterait cela pour sa sœur. Il dit : voudrais-tu cela pour ta tante maternelle ? Il dit : non, par Allah qui accepterait cela pour sa tante maternelle. Il dit : voudrais-tu cela pour ta tante paternelle ? Il dit : non, par Allah qui accepterait cela pour sa tante paternelle. Puis le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) posa sa main sur lui et dit : « Ö Allah, pardonne son péché, purifie son cœur et préserve son sexe ». Abu Umama dit : Après cela, ce jeune ne se détournait plus. »

le prophète (Sal Allah alayhi wa salam) a dit:

« Lorsque l’adultère apparaît dans un peuple, et qu’ils le font ouvertement, la peste et les maladies qui n’étaient pas connu de leurs ancêtres se répandent » rapporté par Ibn Majah, Al-Hakim l’a authentifié, et Ad-Dhahabi l’a suivi en cela.