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Archives de septembre, 2005

Quelques Fatwas (avis juridique ) relative au jeûnes du mois de Ramadan

 
Fatwas concernant le Jeûnes.
 
 

 

Les bienfaits sociaux du jeûne

 Question :

 Le jeûne comporte-t-il des bienfaits sociaux ?

 Réponse :

Oui, il comporte des bienfaits sociaux comme le sentiment qu’ont les gens de former une seule communauté, en mangeant à une heure commune et en jeûnant à une heure commune. Le riche ressent aussi le bienfait d’Allah et devient clément envers le pauvre. De même, le jeûne diminue l’attrait de la séduction de Satan pour l’homme. Il comporte aussi la piété envers Allah, et la piété envers Allah fortifie les liens entre les membres de la société.[1]

 

Cheikh Ibn ‘Uthaymîn,  Fatâwâ As-Siyâm, p. 24.

 

Le gaspillage lors du repas de rupture du jeûne

 

Question :

L’exagération dans la préparation du repas de la rupture du jeûne diminue-t-il de la valeur de notre jeûne ?

 

Réponse :

Cela ne diminue pas de la valeur du jeûne, et la transgression d’un interdit après le jeûne n’en diminue pas la récompense, mais cela relève plutôt de la parole d’Allah, élevé soit-Il : « Et mangez et buvez ; et ne commettez pas d’excès, car Il [Allah] n’aime pas ceux qui commettent des excès. »[3] L’excès est donc interdit en soi, et être économe facilite énormément la vie. S’il reste un surplus, qu’ils le donnent en aumône, cela est meilleur.[4]

[3] Al-A’râf, v. 31.

[4] Cheikh Ibn ‘Uthaymîn Fatâwâ As-Siyâm, p. 25.

 

Question :

Quel est l’avis du Jeûne [as-Siyâm] avec le délaissement de la prière pendant le Ramadhân ?

Réponse :

Celui qui jeûne et qui ne prie pas, son jeûne ne lui sera d’aucune utilité, et celui-ci ne sera pas accepté [par Allâh]. Et par-là, il n’est pas libéré de son obligation [concernant la prière], et il ne lui ait pas demandé [de jeûner] tant qu’il ne prie pas, car certes, celui qui ne prie pas est à l’exemple des juifs et des Chrétiens. Et quel est votre avis sur un Juif, ou un Chrétien, qui jeûne alors qu’il reste dans sa religion, est-ce que son acte sera accepté ? NON. Aussi, nous disons à cette personne : « Repens-toi à Allâh avec la Salât [prière], et jeûne » Et celui qui se repent, Allâh Ta’âla accepte son repentir. [1

 

[1] Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîne, vol-20 p.87

dans ce lien vous retrouverez donc la question plus haut et une deuxième question similaire que je n’ai pas mis ici vu que la réponse est similaire ceux qui veulent la lire n’ont qu’a cliqué sur le lien en dessous dans cette question similaire le cheikh Uthaymin explique plus en détaille pourquoi le jeûne de ces personnes qui ne prie pas n’est pas accepté.

voir: http://manhajulhaqq.com/article.php3?id_article=258

 

insh’a Allah d’autres fatwas viendrons s’ajouté.

 

 

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100 Questions/Réponses

100 Questions Réponses

 

                                                                                                                           

 

 

 

 

 Voici 100 questions réponses des grands savants de la oummah  concernant le mois de jeûne de ramadan, ainsi que le tarawih et la retraite pieuse

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http://ahloulhadith.typepad.com/ahloul/files/100_questions_reponses.doc

 

tiré du site http://ahloulhadith.typepad.com/

 

 

L’objectifs et les bienfaits du jeûne

 

à l’approche du mois de Ramadhân qu’Allah nous permettra d’accomplir insh’a Allah j’ai juger bon de mettre quelque articles sur le sujet de manière à ce que moi même ainsi que tous les musulman jeûnions de la meilleurs façon, celle enseigné par le prophète Sal Allah alayhi wa salam qui est notre meilleurs exemples

« En effet, vous avez dans le Messager d’Allâh un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allâh et au Jour dernier et invoque Allâh fréquemment. » Coran, 33/21

« Dis : Si vous aimez vraiment Allâh, suivez-moi, Allâh vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allâh est Pardonneur et Miséricordieux. » [5] Coran, 3/31

 

voici l’article:

 

« L’objectif et les bienfaits recherchés

derrière la pratique du Jeûne »

 

Par l’Imâm « l’ascète » Ibn Qayyim al-Djawziyyah

Al-Imâm al-Muhhadith al-Mufassir al-Faqîh Abî ’Abdillâh Muhammad Ibn Abî Bakr Ayyûb az-Zar’î ad-Dimachqî

 

jeudi 14 octobre 2004, par Ibn Abd Al-Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

 

L’objectif visé dans la pratique du jeûne est de retenir son âme de [ses] désirs et de la prévenir de ces choses qui lui sont bien-aimées, dans le but de contrôler la force de l’âme, afin qu’elle puisse atteindre ce qui se trouve [dans le jeûne] comme succès et joie pour l’âme. [Et ce qui est recherché encore] à travers le jeûne, c’est le fait de casser sa faim et sa soif, ce qui est un moyen de rappel quand à la situation de l’affamé parmi les nécessiteux [al-Massâkîn]. [À travers le jeûne] on restreint le passage du Chaytân [Satan] à l’intérieur de l’adorateur [d’Allâh] en restreignant le passage de la nourriture et de la boisson. Aussi, cela empêche la force des membres de prendre aise à des choses qui lui cause du tort dans cette vie d’ici-bas et celle de l’au-delà. Et le jeûne immobilise les membres du corps contre cela ainsi que toute force contre les caprices.

Et le jeûne est la bride [les rênes] de ceux qui craignent Allâh, et le bouclier des guerriers, un jardin pour les serviteurs vertueux et les rapprochés [d’Allâh]. Et cela est pour le Seigneur des mondes parmi tout le reste des actions. Et certes le jeûneur ne fait rien, si ce n’est qu’il abandonne ses désirs, sa nourriture et sa boisson par égard à Celui qu’il adore. Et [jeûner] est ainsi l’abandon de ces choses que l’âme aime et désire, pour leur préférer l’amour d’Allâh et Son agrément. Ceci est un secret entre l’adorateur et son Seigneur dont personne en dehors de lui n’en est informé. Voici donc le véritable jeûne.

Jeûner à un effet surprenant quand à la préservation des membres externes et des capacités intérieures […] Il a un effet remarquable dans l’épuisement de toutes choses malfaisantes qui empêchent l’âme d’être saine, vidée de cela. De ce fait, le jeûne préserve la santé du coeur de la personne et les membres de son corps. Il rend tout ce que les mains du désir ont pris de lui à l’âme. Et c’est donc la plus grande façon d’améliorer sa piété [at-Taqwâ], comme Allâh -Ta’âla- a dit :

« O les croyants ! On vous a prescrit as-Siyâm (le jeûne)comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété »

 [1]

Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Jeûner est un bouclier. » [2] Et il a ordonné à ceux qui avaient des désirs intenses à vouloir se marier mais qui n’en étaient pas capables, d’observer le jeûne qui est [pour eux] un bouclier contre ces désirs [dans l’attente du mariage]. [3]

 Et ce qui est visé en cela :

Ce sont les privilèges du jeûne qui sont le témoignage pour ceux doués d’esprit sensible et de perceptions droites [al-Mustaqîma], [d’une reconnaissance] de la législation d’Allâh [prescrite] comme une miséricorde à l’adorateur [d’Allâh], excellente pour eux ainsi q’une protection et un bouclier. Et la pratique du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) sur le sujet est la plus parfaite des pratiques, et la meilleur afin d’atteindre l’objectif désiré et ce qui est le plus facile pour l’âme. Quant à retenir l’âme de ce qu’elle aime et de ses désirs, c’est ce qui est le plus difficile et la plus dure des choses. L’obligation [du jeûne] a été différée jusqu’au milieu de l’Islâm après la « Hijrah » [L’hégire du Prophète]. Et cela [a été imposé] quand le « Tawhîd » [l’Unicité d’Allâh] et la Prière avaient été établis fermement dans les âmes [des Musulmans] et quand ils honoraient les ordres prescrits du Qor’ân. Ainsi ces prescriptions avaient été [imposées] graduellement, et il [le jeûne] est devenu obligatoire dans la deuxième année de l’Hégire [al-Hijrah].

Lorsque le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) est mort, il avait jeûné neuf Ramadân dans sa totalité. En un premier temps, il a été légiféré le choix entre jeûner ou nourrir tous les jours des gens nécessiteux [al-Massâkîn]. Et par la suite, le jeûne a été rendu obligatoire, et la possibilité de nourrir des nécessiteux a été laissée seulement aux personnes âgées et aux femmes qui n’avaient pas la capacité de jeûner […] [4]


[1] Coran, 2/183

[2] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim -n°1151

[3] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim -n°1400

[4] Kitâb « Zâd ul-Ma’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd » de Ibn al-Qayyîm, vol-2 p.28-30

source: http://manhajulhaqq.com/article.php3?id_article=264

note personnel : ibn al Qayyim était un très grand savant il était l’élève de cheikh al islam ibn taymiyya dont vous trouverez dans ce blog la biographie audio en français et pour voir la biographie de ibn al Quayyim cliquer ici http://www.fourqane.com/forum/viewtopic.php?t=226

voir aussi: http://www.sounna.com/article.php3?id_article=64

Ibn Rajab qu’Allah lui fasse miséricorde dit à son sujet: "Je n’ai pas encore trouvé un savant plus grand que lui dans les connaissances du Coran et de la Sunna, et les réalités de la croyance. Et pourtant, il se trompait comme tout le monde, mais je n’ai jamais vu quelqu’un ayant ses propores qualités."  la source de cette parole se trouve dans le lien de la biographie d’ibn al qayyim mentionné plus haut

 

Comment formulée l’intention de jeûner le mois de Ramadhân

Comment l’intention pour jeûner le mois de Ramadhân doit-être formulée ? A partir de quel moment l’intention de jeûner s’impose ?

al-Lajnah ad-Dâ-ima – SHeikh Ibn ’Uthaymîne

 

jeudi 23 octobre 2003, par Ibn Abd Al-Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

 

Les Savants de « al-Lajnah » ont dit :

 

« L’intention [an-nîya] consiste à s’engager à jeûner et elle doit être formulée pour chaque nuit ». [1]

 

SHeikh Ibn ’Uthaymîne (rahimahullâh) a dit :

« Certains des gens de science [ahl al’-ilm] soutiennent que l’intention [an-nîya] formulée au début suffit pour des actes qui se suivent. Celle-ci [l’intention] se maintient et elle ne s’interrompe que pour une excuse valable. Si une interruption intervient, il faut renouveler l’intention. Ceci étant, si l’on formule au premier jour du Ramadhân l’intention de jeûner tout le mois, à moins qu’il arrive une excuse qui interrompt l’enchaînement [des jours] du jeûne, cela suffit. C’est comme lorsque l’on voyage pendant Ramadhân, on se doit au retour de renouveler l’intention de jeûner.

Ceci est plus authentique, et si vous interrogiez l’ensemble des musulmans, chacun d’eux vous dirait : « moi, j’ai formulé dès le début l’intention de jeûner tout le mois ». Si l’intention ne se réalise pas véritablement, elle reste tout de même réelle. Certes, ce qui est un fondement [ussûl] en cela, c’est la non-rupture [de l’intention]. C’est pourquoi nous avons dit : si l’enchaînement [des jours de jeûne] est interrompu pour une raison valable, et que l’on veut reprendre le jeûne, il faut renouveler l’intention. Voilà l’avis qui apaise nos âmes ». [2]

 

[1] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, vol-10 p.246

[2] Kitâb « ach-Charh ul-Mumti’ ’ala Zâd il-Mustaqni’ » du SHeikh Muhammad Ibn Sâlih Al-’Uthaymîne, vol-3 p.40

source: http://manhajulhaqq.com/article.php3?id_article=171

L’obligation de jeûner

 
 

Quel est avis concernant l’obligation de jeûner ?

SHeikh « al-Imâm » Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîne

 

mercredi 24 décembre 2003, par Ibn Abd Al-Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

 

Question :

 

Quel est avis concernant l’obligation de jeûner ?

 

Réponse :

 

Lorsque nous lisons les paroles d’Allâh -’Azza wa Djal :

« O les croyants ! On vous a prescrit as-Siyâm ( le jeûne ) comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété »

 [1]

Nous comprenons [à travers ce verset] l’obligatoire de jeûner, et qui se manifeste dans la « Taqwa » [piété] et l’adoration d’Allâh -Subhânahu wa Ta’âla. La « Taqwa » [la piété] signifie l’abandon des choses interdites [al-Muhâram], et dans son sens général cela inclut le fait d’appliquer ce qui est commandé et de s’abstenir de ce qui est défendu. Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Celui qui ne renonce pas aux mensonges, aux pratiques qui y correspondent et à l’ignorance, Allâh n’a nul besoin que ce jeûneur renonce à la nourriture et à la boisson. » [2]

Et sur cette base, il est important que le jeûneur accomplisse les obligations [al-Wâdjibât] et évite les choses interdites [al-Muhâramât] dans ses paroles et actions. Il ne doit pas médire les gens et proférer des mensonges ou être [un mauvais] bavard parmi eux, ou prendre encore part aux ventes interdites, il se doit d’éviter toute chose interdite. Et si une personne agit de la sorte tout ce mois entier, il se comportera de la sorte le reste de l’année. Mais malheureusement, beaucoup de ceux qui jeûnent ne font aucune différence entre un jour lorsqu’ils sont en état de jeûne et un jour lorsqu’ils ne le sont pas ; ils se comportent de manière habituelle en négligeant les obligations [al-Wâdjibât] et en faisant des choses prohibées [al-Muhâramât]. Et vous ne verrez pas en eux cette dignité attendue d’une personne qui jeûne. Ces actions n’invalident pas leur jeûne mais cela leur enlèvent de sa récompense et peuvent même annuler entièrement leur récompense. [3]


[1] Coran, 2/183

[2] Rapporté par al-Bukhârî – n°6057

[3] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîne, vol-19 p.14-15

source: http://manhajulhaqq.com/article.php3?id_article=262

Les péchés durant le mois de Ramadhân ?

Le Ramadhân et ce qui touche les péchés pendant et en dehors de ce mois.

SHeikh ’Abdel-’Azîz Ibn BâZ

 

jeudi 30 octobre 2003, par Ibn Abd Al-Hâdî

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Ce qui est établi concernant le musulman pendant, et en dehors du Ramadhân, est de lutter contre son nafs qui l’incite au mal [ses propres passions, âme charnelle], au contraire, il faut que le musulman exhorte son âme, et l’incite à faire du bien afin qu’elle s’apaise. Cependant, il est obligatoire pour le musulman de lutter contre l’ennemi d’Allâh [’adoû Allâh], « Iblîs », afin de se débarrasser de son mal et de ses mauvaises inspirations. Le musulman ici-bas, mène une lutte [djihâd] continuelle contre son « nafs », sa passion [al-hawa] et Satan [shaytân]. Et il doit souvent se repentir [tawbah] et demander pardon [istighfâr] en toute heure et tout temps.

Cependant, un moment peut se différencier d’un autre. Ainsi, le mois de Ramadhân est le meilleur des mois de l’année ; il est le mois du pardon et de la miséricorde [rahma], ainsi que de l’affranchissement de l’enfer [an-nâr]. Si le mérite lié au contexte s’ajoute au mérite du mois, les bonnes actions accomplies dans ces circonstances sont augmentées et les mauvaises aggravées. Un mauvais acte commis pendant Ramadhân entraîne un péché plus grave que celui commis en dehors de ce mois. De même, un acte d’obéissance accompli pendant Ramadhân entraîne une récompense divine plus importante que celui accompli en dehors de ce mois.

Le Ramadhân représente cela, et l’obéissance [dans ce mois] est un mérite immense ainsi que la cause d’une récompense abondamment augmentée ; et les actes de désobéissance [al-ma’âsî] commis [en ce mois] constituent des désobéissances plus graves que ceux commis en dehors de ce mois. Voilà pourquoi le musulman doit profiter de ce mois béni [chahr al-mubârak] pour accomplir de bonnes œuvres [a’mal as-sâlihât] et s’éloigner des mauvaises actions dans l’espoir qu’Allâh -’Azza Wa Djal – agrée son action et le soutienne dans l’attachement à la vérité [haqq].

Ceci dit, la mauvaise action sera sanctionnée en conséquence. Elle ne sera pas multipliée, ni pendant Ramadhân, ni en dehors de ce mois. Quant à la bonne action, elle sera multipliée par dix, si ce n’est plus encore, et ceci telle la parole d’Allâh – ’Azza Wa Djal – dans la sourate « al-An’âm » :

« Quiconque viendra avec le bien aura dix fois autant ; et quiconque viendra avec le mal ne sera rétribué que par son équivalent. Et on ne leur fera aucune injustice. »

 [1].

Beaucoup de verset [dans le qor’ân] vont dans ce sens. Le lieu louable, tels les Deux nobles sanctuaires [al-haramayn ash-sharîfîn], représente le moyen de multiplication, en nombre et en qualité, des bonnes actions. Quant aux mauvaises actions, elles ne font l’objet d’aucune augmentation quantitative, mais leur augmentation reste d’ordre lié à la qualité comme nous l’avons déjà mentionné. Wa Allâhi waliya at-Tawfîq. [2].


[1] Coran, 6/160

[2] Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn BâZ, vol-15 p.446

source: http://manhajulhaqq.com/article.php3?id_article=174

L’importance des récits des Prophètes

« L’importance et le privilège des récits des Prophètes [Qissas al-Anbiyyâh] que le Musulman se doit d’étudier » Par L’Imâm SHeikh Ibn Nâçir as-Sa’dî


SHEIKH AL-’ALLÂMA ’ABDER-RAHMÂN IBN NÂÇIR AS-SA’DÎ (RAHIMAHULLÂH)

 

jeudi 24 juin 2004, par Ibn Abd Al-Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

 

Certes, il nous a été relaté par Allâh dans Son Livre plusieurs récits satisfaisants liés à Ses Prophètes et Il les a décrits comme étant les meilleurs des récits. Et cette description venant d’Allâh le Tout Puissant [al-’Adhîm] indique que ces récits sont les plus véridiques, les plus éloquents et les plus bénéfiques pour les adorateurs [d’Allâh].

  • Parmi les plus importants avantages de ces récits, il y a le fait que :

Grâce à eux, la complète perfection de la foi se réalise avec les Prophètes (sallallahu ’alayhim wa sallam). Certes, bien que nous croyions en l’ensemble des prophètes sans exception, il n’en est pas moins que la foi exacte et belle découlant de leurs récits est ce qu’Allâh leur a attribué comme sincérité parfaite [complète] et vertus irréprochables, de même pour ce qui les caractérisent [les Prophètes] comme bienfaits et bienfaisance vis-à-vis de tout le genre humain [al-Inssân], plus encore, comme perfection [excellence] portée à tous les animaux en ce qu’ils [les Prophètes] ont recommandé comme attention et bienfaisance à leur égard, et toutes ces choses -là guident l’adorateur [d’Allâh] à la foi complète. Et cela est un des moyens [les plus efficaces] pour faire augmenter la foi [al-Îmân].

  • Parmi [les autres avantages] qu’il y a dans leurs récits :

C’est ce qui est en rapport avec la Foi en Allâh [al-Îmân bi-LLeh], avec l’Unicité d’Allâh [at-Tawhîd], la sincérité [al-Ikhlâs] dans les actions pour Lui, et la Foi au Jour Dernier, la clarification dans l’excellence de l’Unicité d’Allâh et son obligation, [et à la différence de cela] la laideur du polythéisme [Chirk] et le fait qu’il est la cause de la perdition en ce bas-monde et en l’au-delà.

  • Il y a encore dans leurs récits :

Des leçons pour les croyants [al-Mu’minîn] afin qu’ils les prennent comme exemples dans toutes les stations relatives à la religion comme :

  • La station de l’Unicité d’Allâh et l’accomplissement de l’adoration [al-’Ubûdiyyah].
  • La station dans l’appel à Allâh [ad-Da’wah] et la patience [as-Sabr] dans la fermeté face à l’ensemble des situations déplaisantes, dans le fait de se confronter à ces situations avec sérénité, quiétude et fermeté absolue.
  • La station de la sincérité et du dévouement pour Allâh dans tous les faits et gestes, dans l’espérance de la récompense et la rétribution d’Allâh -Ta’âla, et il ne demande rien aux créatures, ni récompense, ni rétribution, ni remerciement, si ce n’est ce qui est utile pour les créatures.
  • Et parmi ces leçons il y a encore  :

Le fait qu’ils [les prophètes] se soient entendus sur une seule religion, sur les mêmes fondements, de même que sur le même appel à toutes les nobles créatures et à toute bonne action comme à la réforme des mœurs, en blâmant de la même façon tout ce qui est contraire à cela.

  • Et il y a aussi :

Des leçons avantageuses à tirer sur le plan de la jurisprudence [al-Fiqh] et sur les règles de la Loi Islamique [ach-Charî’ah], et des secrets étudiés [d’une gravité affectée] dont aucun étudiant en science [Tâlib al-’Ilm] ne peut se passer.

  • Et il y a encore :

Des leçons à tirer dans les exhortations et le rappel [d’Allâh], dans les recommandations [at-Taghrîb] et avertissements [at-Tarhîb], sur le soulagement après la gêne, sur la facilité des choses après l’adversité, sur l’ouverture heureuse et l’amour dans les cœurs des créatures…Dans tout cela, il y a [des leçons à tirer] pour les vertueux [al-Mutaqqîn]. Une joie pour les pieux, une consolation pour les attristés et des exhortations pour les croyants. Le but recherché dans ces récits n’est pas de servir [de sujet] de veillées, mais bien plutôt de rappel et de leçon […] [1]


[1] Kitâb « Qassas al-Anbiyyâh fassawlu fî dhikri mâ Qassa-Allâh ’alayna fî kitâbihi min Akhbâr al-Anbiyyâh ma’a Aqwâmihim » du SHeikh Ibn Nâçir as-Sa’dî, p.17-19

note personnel: le cheikh as-Sa’di était le professeur de cheikh Uthaymin

source de l’article: http://manhajulhaqq.com/article.php3?id_article=236